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Jeudi après les Cendres

 

Office des Vigiles

 

Introduction

 

V/ Dieu, viens à mon aide,
R/ Seigneur, à notre secours.

 

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,
pour les siècles des siècles.
Amen.

 

Hymne

 

Nunc tempus acceptabile

fulget datum divinitus,

ut sanet orbem languidum

medela parsimoniae.

 

Voici briller un temps de grâce :

Dieu a voulu nous le donner

pour guérir le monde malade,

en lui prescrivant l'abstinence.

 

Christi decoro lumine

dies salutis emicat,

dum corda culpis saucia

reformat abstinentia.

 

La belle lumière du Christ

fait poindre le jour du salut

quand la pénitence recrée

les cœurs blessés par le péché

 

Hanc mente nos et corpore,

Deus, tenere perfice,

ut appetamus prospero

perenne pascha transitu.

 

Fais-nous, Seigneur, la pratiquer,

dans notre âme et dans notre corps ;

et nous passerons, sains et saufs,

tendus vers la Pâque éternelle

 

Te rerum universitas,

clemens, adoret, Trinitas,

et nos novi per veniam

novum canamus canticum. Amen.

 

Que toute chose en l'univers

t'adore, ô Trinité clémente ;

renouvelés par le pardon,

chantons le cantique nouveau. Amen.

 

1er nocturne

 

Psaume 98 (h 99)

 

Le Seigneur est roi : les peuples tremblent ; 

il trône sur les chérubins : la terre frémit.

En Sion, le Seigneur est grand ;

il s'élève au-dessus de tous les peuples.

Célébrez son Nom, grand et redoutable, 

car il est saint !

Il triomphe, le roi qui aime la justice ; 

oui, c'est toi qui as fondé le droit ; 

tu établis en Jacob la justice et l'équité.

Exaltez le Seigneur, notre Dieu, † 

prosternez-vous au pied de son trône, * 

car il est saint !

Voyez Moïse et Aaron parmi ses prêtres,

et Samuel parmi ceux qui invoquaient son Nom !

Ils invoquaient le Seigneur et lui leur répondait ; 

dans la colonne de nuée, il leur parlait.

Ils observaient ses volontés, la loi donnée par lui ; 

et tu les exauçais, ô Seigneur, notre Dieu !

Tu t'es montré à leur égard un Dieu patient, 

sans manquer pourtant de punir leurs fautes.

Exaltez le Seigneur, notre Dieu ; † 

prosternez-vous devant sa sainte montagne ! * 

car il est saint, le Seigneur notre Dieu.

 

Psaume 93

 

Seigneur, Dieu qui fait justice,   

toi, le Dieu vengeur apparais !

Dresse-toi, Juge de la terre,  

inflige aux orgueilleux leur châtiment!

Combien de temps ces impies, Seigneur,   

combien de temps vont-ils donc triompher?

Ils débitent leurs discours arrogants,  

ils plastronnent, tous ces criminels.

C’est ton peuple, Seigneur, qu’ils écrasent;  

ils oppriment ceux qui t’appartiennent.

Ils assassinent la veuve et l’étranger,   

ils massacrent les orphelins.

A les en croire, le Seigneur ne s’en aperçoit pas    

le Dieu de Jacob ne  remarque rien.

Comprenez donc, vous, stupides entre tous,    

gens bornés, quand réfléchirez-vous?

Lui qui a formé l’oreille, il n’entendrait pas ?

Il a façonné l’oeil, et il ne verrait pas ?

Il a châtié des peuples et ne punirai pas ?

Il a enseigné l’homme et ne connaîtrait rien ?

Le Seigneur connaît les pensées de l’homme :  

il sait qu’elles sont vaines.

Heureux l’homme que tu reprends, Seigneur,  

celui que tu enseignes par ta loi !

Tu veux lui épargner les jours de malheur,   

alors que, pour l’impie, s’ouvre l’abîme

Car le Seigneur ne délaisse pas son peuple ;   

il n’abandonne pas ceux qui lui appartiennent.

De nouveau l’autorité se réglera sur la justice ;   

tous les hommes au coeur droit s’y rallieront.

Qui me défendra contre les méchants,   

qui m’assistera face aux criminels ?

Si le Seigneur ne m’avait secouru,   

j’aurais déjà rejoint le pays du silence. 

Quand je m’écriais: « Je vais tomber ! »,   

ton amour, Seigneur, m’a soutenu.

Dans l’excès des soucis dont j’étais envahi,   

tes consolations m’ont apporté la joie.

Te ferais-tu l’allié d’un pouvoir corrompu,  

un pouvoir oppresseur sous le couvert du droit ?

On s’attaque à la vie du juste ;   

l’innocent on le condamne à mort.

Mais le Seigneur s’est fait ma forteresse,    

et mon Dieu, le rocher de mon  refuge.

Il fait retomber sur eux leur méfait,  

et les anéantit sous leur propre malice ;   

il les anéantit, le Seigneur notre Dieu.

 

Psaume 100 (h 101)

 

Je veux célébrer Justice et Bonté ;

à toi, Seigneur, j'adresse mon chant.

Je m'applique à suivre la voie parfaite ; 

quand viendras-tu vers moi ?

D'un coeur parfait, je règle ma conduite, † 

parmi les gens de ma maison ;

je n'ai pas un regard pour de vilains projets.

J'ai en horreur qui agit mal ; †

il n'a rien de commun avec moi ; *

le pervers s'écarte de moi ; le méchant, je l'ignore.

Si un homme, en secret, calomnie son prochain, †

je le réduis au silence ; *

je n'admets ni regards hautains, ni coeurs gonflés d'orgueil.

J'arrête mes yeux sur les hommes loyaux du pays, †

pour les établir auprès de moi ; *

quiconque suit la voie parfaite, je le prends à mon service.

Mais point de place pour l'homme perfide, † 

parmi les gens de ma maison ; *

impossible au menteur de rester en ma présence.

Chaque jour, je m'attaque aux méchants du pays ; † 

je les réduis à l'impuissance ; * 

de ces criminels, je débarrasse la cité de Dieu.

 

Psaume 101

 

Seigneur écoute ma prière ;

que mon cri parvienne jusqu’à toi !

Ne me cache pas ton visage,         

au jour où l’angoisse m’étreint !

Tends l’oreille vers moi au jour où je t’appelle,      

et vite exauce-moi !

Mes jours s’évanouissent comme une fumée ;      

le feu de la fièvre a brûlé mes os ;

Mon cœur est pareil à l’herbe flétrie ;     

 je ne pense même plus à manger ;

à force de rester à gémir,     

 je n’ai plus que la peau sur les os.

Je ressemble à l’oiseau du désert ;     

je suis pareil au hibou dans les ruines ;

je ne peux dormir et je reste solitaire,   

comme un passereau sur un toit.

Tout le jour mes ennemis m’outragent ;     

dans leur fureur, ils m’accablent de malédictions.

La cendre est le pain que je mange ;      

je mêle à ma boisson mes larmes.

Je subis ta colère et ton courroux :   

tu m’as saisi et rejeté.

Mes jours déclinent comme une ombre      

et je suis pareil à l’herbe qui sèche ;

Mais toi, Seigneur, tu trônes à jamais ;     

on invoquera ton Nom d’âge en âge.

Toi, tu te lèveras, attendri pour Sion :   

il est temps de la prendre en pitié ;  

car tes serviteurs en chérissent les pierres ; 

ils s’apitoient sur ses décombres.

Alors les nations craindront ton Nom, Seigneur,   

et tous les rois de la terre, ta gloire ;   

quand le Seigneur rebâtira Sion      

et qu’il apparaîtra dans sa gloire ;    

quand il se tournera vers les déshérités,    

ne voulant pas dédaigner leur prière.

Que cela soit écrit pour les âges futurs ;    

alors un peuple sera créé qui louera le Seigneur :     

des hauteurs de son sanctuaire, il a regardé ;   

des cieux le Seigneur a observé sur terre,   

afin d’écouter la plainte des captifs    

et de libérer ceux qui allaient mourir,    

pour que soit proclamé dans Sion le Nom du Seigneur      

et sa louange dans Jérusalem,     

quand peuples et royaumes se rassembleront,      

unis pour servir le Seigneur.

Mais il a brisé ma vigueur en chemin ;     

 il a réduit le nombre de mes jours :

« Mon Dieu : ne m’enlève pas au milieu de mes jours,     

toi dont les années continueront dans tous les siècles !

Autrefois tu as fondé la terre ;       

le ciel aussi est l’œuvre de tes mains ;     

ils disparaîtront, mais toi, tu demeures ;    

tout va s’user comme un vêtement ;     

comme on change un manteau, ils passeront quand tu voudras ; 

mais toi, tu restes le même et tes années n’ont pas de fin.  

Les fils de tes serviteurs habiteront leur pays     

et leur postérité s’affermira devant ta face. »  

 

La Parole de Dieu

Deutéronome 1, 6-18

 

Le Seigneur notre Dieu nous a parlé à l’Horeb. Il nous a dit : « Vous êtes restés assez longtemps sur cette montagne.

07 Repartez, pénétrez dans la montagne des Amorites et allez chez tous leurs voisins, dans la Araba, la Montagne, le Bas-Pays, le Néguev et au bord de la mer Méditerranée, dans le pays des Cananéens et au Liban, jusqu’au grand fleuve, l’Euphrate.

08 Voyez : Je mets ce pays devant vos yeux. Allez donc prendre possession du pays que le Seigneur a juré à vos pères Abraham, Isaac et Jacob, de leur donner à eux ainsi qu’à leurs descendants. »

09 Moïse poursuivit : Je vous ai dit en ce temps-là : « Je ne puis à moi seul vous porter.

10 Le Seigneur votre Dieu vous a déjà multipliés, et aujourd’hui vous voici nombreux comme les étoiles du ciel.

11 Le Seigneur, le Dieu de vos pères, vous multipliera encore mille fois autant, il vous bénira comme il vous l’a dit.

12 Comment porterais-je à moi seul le poids écrasant de vos conflits ?

13 Choisissez, dans chacune de vos tribus, des hommes sages, intelligents et expérimentés, et j’en ferai vos chefs. »

14 Alors vous m’avez répondu : « Ta proposition est excellente. »

15 J’ai donc pris, parmi les chefs de vos tribus, des hommes sages et expérimentés, et je les ai établis sur vous comme chefs : officiers de millier, officiers de centaine, officiers de cinquantaine et officiers de dizaine, et aussi des scribes pour vos tribus.

16 J’ai donné ces ordres à vos juges en ce temps-là : « Vous entendrez les causes de vos frères et vous trancherez selon la justice les litiges entre eux, ou entre ton frère et l’immigré qui réside chez lui.

17 Lorsque vous jugerez, vous n’agirez pas avec partialité : vous écouterez aussi bien le petit que le grand ; vous n’aurez peur de personne, car le jugement appartient à Dieu. Si l’affaire vous paraît trop difficile, vous me la soumettrez, et je l’entendrai. »

18 Je vous ai prescrit en ce temps-là tout ce que vous aviez à faire.

 

 

Répons

 

R/ br. Angelis suis mandavit de te

V/ Ut custodiant te in omnibus viis tuis.

V/ Gloria Patri et Filio et Spiritui Sancto, alleluia, alleluia.

 

R/ br Ses anges ont été envoyés vers toi

V/ pour te garder en toutes tes voies.

V/ Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit.

 

 

2ème nocturne

 

Psaume 103 

 

Bénis le Seigneur, ô mon âme! 

Seigneur, mon Dieu, tu es si grand !

Vêtu de splendeur et de majesté,

tu t'es drapé du manteau de la lumière.

Tu déployas le firmament comme une tente ; 

sur les eaux du ciel tu construis ta demeure.

Lorsque tu fais des nuées ton char, 

tu t'avances sur les ailes du vent ;

tu prends les vents pour messagers,

pour serviteurs, les flammes de la foudre.

Tu as fondé la terre sur ses bases

tu l'as rendue pour toujours inébranlable.

Comme un manteau, l'abîme la couvrait,

les eaux s'étendaient au-dessus des montagnes ;

mais à ta menace, elles prirent la fuite, 

se précipitant, effrayées par ton tonnerre,

franchissant les montagnes et se ruant dans les vallées, 

elles gagnaient le lieu que tu avais fixé ;

tu leur imposes une limite à ne pas franchir : 

elles ne reviendront pas couvrir la terre.

Dans les ravins tu fais jaillir les sources ; 

l'eau chemine entre les montagnes ;

elle abreuve toutes les bêtes des champs ; 

l'âne sauvage vient s'y désaltérer ;

au bord de l'eau séjournent les oiseaux ; 

dans les feuillages on les entend chanter.

Tu répands l'eau du ciel sur les montagnes ; 

du bienfait de ta pluie se rassasie la terre ;

tu fais pousser l'herbe pour le bétail

et les plantes pour l'usage des hommes ;

tu donnes à la terre de produire le pain

et le vin qui rend joyeux le coeur de l'homme,

l'huile qui fait rayonner les visages

et le pain qui fortifie le coeur de l'homme. 

Les arbres du Seigneur regorgent de sève, 

les cèdres du Liban qu'il a plantés ;

les oiseaux y font leur nid ;

sur leur cime habite la cigogne ;

aux chèvres sauvages, les hautes montagnes; 

aux rongeurs, le creux des rochers.

Tu fis la lune pour marquer les temps 

et le soleil qui se couche à son heure.

Tu étends les ténèbres et voici la nuit ; 

toutes les bêtes de la forêt s'agitent ;

le lion rugit, cherchant sa proie, 

réclamant à Dieu sa nourriture ;

quand paraît le soleil, ils rentrent tous, 

chacun va se coucher dans sa tanière;

et l'homme sort pour son travail : 

il accomplit sa tâche jusqu'au soir.

Quelle profusion, Seigneur, dans tes oeuvres ! 

Tu as tout fait avec sagesse ; * 

la terre est remplie de tes créatures.

Voici la mer immense où voguent les navires 

quelle innombrable multitude s'y agite !

Tous ces animaux, des petits jusqu'aux grands, 

et Léviathan, lui que par jeu tu as formé.

Tous les êtres sont tournés vers toi,

dans l'espoir que tu leur donnes en temps voulu leur nourriture ;

tu leur donnes : ils n'ont qu'à recueillir ; 

tu ouvres la main : ils sont comblés ;

mais as-tu caché ton visage ? Alors c'est l'effroi ; † 

tu leur reprends le souffle : ils expirent ; * 

à la poussière dont ils viennent, ils retournent ;

envoie de nouveau ton souffle et tout renaît : 

tu renouvelles la face de la terre.

Gloire au Seigneur à tout jamais !

Que le Seigneur se complaise en ses oeuvres !

Quand il regarde la terre, elle tremble ;

dès qu'il touche aux montagnes, elles s'embrasent.

Je veux chanter au Seigneur toute ma vie, 

célébrer mon Dieu tant que j'existerai ;

puisse mon cantique lui plaire ;

je trouve tant de joie dans le Seigneur !

Que les pécheurs disparaissent de la terre ; 

que cessent d'exister les impies !

 

Bénis le Seigneur, ô mon âme !

 

Lecture patristique

 

PAPE FRANÇOIS

 

NOUS POUVONS COMMENCER NOTRE CHEMIN 

 

Nous pouvons commencer notre chemin de conversion vers Pâques. Il s’agit d’un itinéraire qui comporte la croix et le renoncement. L’Évangile d’aujourd’hui indique les éléments de ce chemin spirituel : la prière, le jeûne et l’aumône (cf. Mt 6, 1-6.16-18). Tous les trois comportent la nécessité de ne pas se faire dominer par les choses qui apparaissent : ce qui compte n’est pas l’apparence ; la valeur de la vie ne dépend pas de l’approbation des autres ou du succès, mais de ce que nous avons à l’intérieur.

Le premier élément est la prière. La prière est la force du chrétien et de toute personne croyante. Dans la faiblesse et dans la fragilité de notre vie, nous pouvons nous adresser à Dieu avec une confiance de fils et entrer en communion avec Lui. Face à tant de blessures qui nous font mal et qui pourraient endurcir notre cœur, nous sommes appelés à plonger dans la mer de la prière, qui est la mer de l’amour infini de Dieu, pour goûter sa tendresse. Le Carême est un temps de prière, de prière plus intense, plus prolongée, plus assidue, plus capable de se charger des nécessités de nos frères; une prière d’intercession, pour intercéder devant Dieu pour les nombreuses situations de pauvreté et de souffrance.

Le deuxième élément qui distingue le chemin quadragésimal est le jeûne. Nous devons être attentifs à ne pas pratiquer un jeûne formel, ou qui en vérité nous « rassasie » car il nous fait sentir en règle. Le jeûne a un sens s’il touche vraiment notre sécurité, et également s’il en ressort un bénéfice pour les autres, s’il nous aide à cultiver le style du Bon Samaritain, qui se penche sur son frère en difficulté et prend soin de lui. Le jeûne comporte le choix d’une vie sobre, dans son style ; une vie qui ne gaspille pas, une vie qui ne « met pas au rebut ». Jeûner nous aide à entraîner notre cœur à l’essentiel et au partage. C’est un signe de prise de conscience et de responsabilité face aux injustices, aux abus, en particulier à l’égard des pauvres et des petits, et c’est le signe de la confiance que nous plaçons en Dieu et dans sa Providence.

Le troisième élément est l’aumône : celle-ci indique la gratuité, car dans l’aumône on donne à quelqu’un dont on n’attend pas de recevoir quelque chose en échange. La gratuité devrait être l’une des caractéristiques du chrétien, qui, conscient d’avoir tout reçu de Dieu gratuitement, c’est-à-dire sans aucun mérite, apprend à donner aux autres gratuitement. Aujourd’hui, souvent, la gratuité ne fait pas partie de la vie quotidienne, où tout se vend et s’achète. Tout est calcul et mesure. L’aumône nous aide à vivre la gratuité du don, qui est la libération de l’obsession de la possession, de la peur de perdre ce que l’on a, de la tristesse de celui qui ne veut pas partager avec les autres son propre bien-être.

 

Basilique Sainte-Sabine, Mercredi des Cendres, 5 mars 2014, 2° PARTIE

 

Oraison

 

Que ta grâce inspire et précède notre action,

nous t'en prions, Seigneur,

qu'elle la soutienne et l'accompagne, *

pour que toutes nos activités
prennent leur source en toi /
et reçoivent de toi leur achèvement.

Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur, +
qui vit et règne avec toi dans l'unité du Saint-Esprit, /
Dieu, pour les siècles des siècles. 

 

Conclusion 

 

Bénissons le Seigneur

Nous rendons grâce à Dieu.

 

 

Office des Laudes

 

Introduction

 

Seigneur, ouvre mes lèvres

et ma bouche publiera ta louange.

 

A pleine voix, je crie vers le Seigneur, il me répond de sa montagne sainte,

tranquille, je me suis couché, j’ai dormi, je m’éveille,

j’ai toujours pour soutien le Seigneur.

 

Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit

au Dieu qui est, qui était et qui vient,

pour les siècles des siècles. Amen

 

Invitatoire

 

R/ : Aujourd’hui, si vous écoutez ma voix, n’endurcissez pas vos coeurs

 

PSAUME 66 (h 67)

 

Le Seigneur nous accorde sa grâce et sa bénédiction ;

il fait pour nous rayonner son visage !

Pour montrer à la terre entière comment il agit,

que toutes les nations voient comme il nous sauve.

 

R/ Que les peuples te louent Seigneur,

Que les peuples te louent tous ensemble

 

Que les nations chantent leur joie !

Dieu gouverne le monde avec justice ;

Dieu gouverne les peuples avec droiture

et sur la terre il conduit les nations.

 

R/ Que les peuples te louent Seigneur,

Que les peuples te louent tous ensemble

 

La terre a donné sa récolte ;

le Seigneur notre Dieu nous bénit.

Oui que le Seigneur nous bénisse,

que la crainte de Dieu s’étende à l’univers ! R/

 

Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit,

maintenant et à jamais,

au Dieu qui est, qui était et qui vient,

pour les siècles des siècles. Amen R/

 

Hymne

 

Iam, Christe, sol iustitiae,

mentis dehiscant tenebrae,

virtutum ut lux redeat,

terris diem cum reparas.

 

Il est temps, Soleil de justice,

que les ténèbres de nos cœurs

cèdent la place à la lumière

d’où jaillit le jour véritable.

 

Dans tempus acceptabile

et paenitens cor tribue,

convertat ut benignitas

quos longa suffert pietas.

 

En nous rendant ce temps de grâce,

donne à  nos cœurs d’être contrits;

et ta bonté convertira

ceux qui t’accueillent dans la foi.

 

Quiddamque paenitentiae

da ferre, quo fit demptio

maiore tuo munere,

culparum quamvis grandium.

 

Et donne-nous de supporter,

l’amendement de notre corps :

alors, ô Dieu dans ta tendresse

tu pardonneras nos erreurs.

 

Dies venit, dies tua,

per quam reflorent omnia;

laetemur in hac ut tuae

per hanc reducti gratiae.

 

Le jour vient, accueillons ses dons,

il fait tout refleurir en nous:

réjouissons-nous en ce jour

il nous ramène dans ta grâce.

 

Te rerum universitas,

clemens, adoret, Trinitas,

et nos novi per veniam

novum canamus canticum. Amen.

 

Que le monde entier te vénère,

ô Dieu trois fois saint, à jamais,

et nous, recevant ton pardon,

nous te chanterons pour toujours. Amen.

 

Que le monde entier te vénère,

ô Dieu trois fois saint, à jamais,

et nous, recevant ton pardon,

chantons ta gloire à jamais. Amen.

 

Psalmodie

 

Ant : Intret oratio mea in conspectu tuo, Domine.

Que ma prière parvienne en ta présence, Seigneur.

 

PSAUME 87 (88)

 

Seigneur, mon Dieu, je crie tout le jour, *

   et la nuit, devant toi, je me lamente.

Que parvienne jusqu’à toi ma prière ! *

   Tends l'oreille à ma plainte !

J'ai l'âme rassasiée de malheur ; *

   ma vie est au bord de l’abîme.

Je suis vraiment un homme à bout de force, *

   déjà rangé parmi ceux qui s'en vont à la tombe.

Ma place est au milieu des morts, *

   ceux qu'une fin brutale a couchés dans la fosse.

Des morts, tu n'as plus souvenir ; *

   ils sont soustraits à ta main secourable.

Tu me plonges au fond de l'abîme, *

   dans les ténèbres des profondeurs.

Sur moi, ta fureur s'appesantit ; *

   tu fais déferler la masse de tes vagues.

Tu éloignes de moi mes amis ; *

   tu fais de moi un être abject à leurs yeux.

Me voilà enfermé sans espoir de sortir ! *

   J'ai les yeux usés par l'excès des malheurs.

Je t'appelle, Seigneur, tout le jour ; *

   je tends les mains vers toi.

Est-ce pour les morts que tu fais des prodiges ? *

   Pour te louer, leurs ombres vont-elles se dresser ?

Ton amour est-il proclamé dans la tombe, *

   et, dans les enfers, ta fidélité ?

Connaît-on, dans les ténèbres, tes prodiges, *

   au pays de l'oubli, l'oeuvre de ta justice ?

Pourtant, Seigneur, je crie vers toi ; *

   dès le matin, ma prière s'élance à ta rencontre.

Pourquoi, Seigneur, me repousser ? *

   pourquoi me cacher ton visage ?

Je suis, depuis l'enfance, un pauvre moribond, *

    brisé à force de subir tes coups terribles.

Sur moi se sont déchaînées tes tempêtes ; *

    terrifiantes, elles m'ont anéanti.

Elles m'ont submergé, jour après jour, *

    et les eaux se referment sur moi.

Tu as éloigné mes amis et mes proches ; *

    Je n'ai plus d'autre compagnie que les ténèbres.

 

 

Ant. : Domine, refugium factus est nobis.

Seigneur, c’est toi notre refuge.

 

PSAUME 89 (h 90)

 

D'âge en âge, Seigneur, *

    c'est toi notre refuge.

Avant que les montagnes aient été enfantées, †

avant que naissent la terre et le monde, *

    depuis toujours et pour toujours, toi, tu es Dieu.

Tu fais retourner l'homme à la poussière, *

    en disant : « Fils d'Adam ! vous y retournerez. »

A tes yeux, mille ans sont comme hier, *

    comme un jour qui s'en va, comme une heure dans la nuit.

Tu emportes les hommes comme un songe au matin ; *

    ils ne durent pas plus longtemps que l'herbe ;

l'herbe, en fleurs au matin, ne dure pas longtemps, *

    le soir, elle est déjà fanée et desséchée.

C'est ta colère qui met fin à nos jours, *

    et ton courroux nous fait trembler

tu as étalé nos péchés devant toi ; *

    nos fautes cachées se révèlent à la lumière de ta Face.

Nos jours s'interrompent sous le coup de ta fureur ; *

    comme un soupir, nos années s'achèvent ;

leur compte est de soixante-dix ans, *

    quatre-vingts si l'on est vigoureux ;

mais la durée de nos années n'apporte que peine et misère *

    car elles passent vite et la vie nous échappe.

Qui connaît vraiment la force de ta colère ? *

    Qui sait craindre la violence de ton courroux ?

Apprends-nous à bien compter nos jours, *

    pour que dans notre coeur pénètre la sagesse.

Reviens, Seigneur, pourquoi tarder ? *

    Prends en pitié tes serviteurs !

Dès le matin, rassasie-nous de ton amour *

    nous chanterons de joie tout au long de nos jours.

Compense en jours de joie les jours où tu nous affligeais, *

    les années où nous connaissions le malheur.

Montre à tes serviteurs comment tu agis ; *

    révèle à leurs enfants ta splendeur.

Sur nous soit la faveur du Seigneur notre Dieu ! *

    Accorde le succès à l'oeuvre de nos mains !

 

 

Ant. : Declinavit Dominus super Ierusalem fluvium pacis.

Le Seigneur fait couler sur Jérusalem comme un fleuve de paix.

 

CANTIQUE (Is 66, 10-14a)

 

Réjouissez-vous avec Jérusalem *

    dansez de joie, vous qui l’aimez ;

tous avec elle, exultez d’allégresse, *

    vous qui vous lamentiez sur elle !

Vous serez allaités sur son sein, *

    Rassasiés de ses consolations ;

vous pourrez vous en délecter, *

    savourer le lait de son opulence.

Ainsi a parlé le Seigneur ; †

« Vers elle je fais couler comme un fleuve de paix *

    et l’opulence des nations va l’inonder comme un torrent.

Vous serez allaités et portés sur les bras ; *

    sur les genoux vous serez caressés.

Comme une mère console son enfant, †

je vais vous consoler ; *

    oui, dans Jérusalem, vous serez consolés.

Vous verrez et vos coeurs seront dans l’allégresse ; *

    tout votre être s’épanouira comme l’herbe au printemps.

 

 

Ant : In sanctis eius, laudate Deum.

Louez Dieu dans son sanctuaire.

 

PSAUME 148

 

Louez le Seigneur dans le monde céleste, *

    louez-le dans les hauteurs des cieux !

Louez le Seigneur, vous, tous ses anges, *

    louez-le, toutes ses armées !

Louez le Seigneur, soleil et lune, *

    louez-le, brillantes étoiles !

Louez le Seigneur, vaste firmament *

    et vous, les eaux retenues dans les cieux !

Que tous les êtres louent le Nom du Seigneur ! *

    Par son commandement, ils ont été créés ;

pour toujours ils sont établis ; *

    l'ordre qu'il a donné ne passera jamais.

Louez le Seigneur dans l'univers terrestre, *

    vous, les monstres marins, les vastes océans,

la foudre et la grêle, la neige et le brouillard, *

    le vent de tempête exécuteur de sa Parole,

les montagnes et toutes les collines, *

    les arbres des vergers et les forêts de cèdres,

les bêtes sauvages et tous les troupeaux, *

    les reptiles et les oiseaux du ciel,

les rois de la terre et l'ensemble des peuples, *

    les princes et tous les chefs de la terre,

les jeunes gens, les jeunes filles, *

    les vieillards comme les enfants !

Que tous les êtres louent le Nom du Seigneur ! *

    A son Nom seul revient la dignité suprême.

Sa splendeur dominant sur la terre et les cieux, *

    il fera triompher la vigueur de son peuple.

A lui la louange de tous ses fidèles, *

    des fils d'Israël, ce peuple qui lui est proche !

 

PSAUME 149

 

Chantez au Seigneur un chant nouveau ! *

    Louange à lui dans l'assemblée de ses fidèles !

Joie d'Israël devant Dieu qui l'a fait ; *

    fils de Sion, exultez devant votre roi !

Louange à son Nom dans la danse, *

    cithare et tambourin accompagnant les psaumes !

La faveur du Seigneur est pour son peuple ; *

    il donne aux humbles l'éclat de la victoire.

Allégresse pour ses fidèles dans la gloire, *

    cris de joie au moment du triomphe !

A pleine voix, ils exaltent Dieu ; *

    ils ont à la main l'épée à deux tranchants,

pour tirer vengeance des nations, *

    infliger leurs châtiments à tous les peuples,

pour charger de chaînes les rois, *

    jeter dans les fers les notables,

exécuter le jugement comme il est écrit. *

    Quel éclatant succès pour tous ses fidèles !

 

PSAUME 150

 

Louez le Seigneur dans son sanctuaire ; *

    louez-le dans sa puissance au firmament !

Louez-le pour ses hauts faits ; *

    louez-le pour sa grandeur immense !

Louez-le au son de la trompe ; *

    louez-le sur le luth et la cithare !

Louez-le par la danse et le tambourin ; *

    louez-le au son des harpes et de la flûte !

Louez-le avec les cymbales sonores ; *

    louez-le avec les cymbales retentissantes !

Que tout être qui respire *

    chante sa louange au Seigneur !

 

Ici, on chante le Gloire au Père et on répète l’antienne.

 

 

La Parole de Dieu : Hébreux 10, 35-36

 

Ne perdez pas votre confiance ; grâce à elle vous serez largement récompensés. Car vous avez bien besoin d'endurance pour accomplir la volonté de Dieu et obtenir ainsi la réalisation des promesses.

 

 

Répons à la Parole de Dieu

 

Ipse liberabit me de laqueo venantium.

V/ Et a verbo aspero.

V/ Gloria Patri et Filio et Spiritui Sancto

 

R/ Il me délivre du filet du chasseur

V/ et de la parole malfaisante

V/ Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit.

.

 

Cantique de Zacharie

 

Ant. : Qui vult venire post me, abneget semetipsum et tollat crucem suam, et sequatur me.

Celui qui veut venir à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il soulève sa croix et qu’il me suive.

 

Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël *

     qui visite et rachète son peuple.

Il a fait surgir la force qui nous sauve *

     dans la maison de David son serviteur.

Comme il l’avait dit par la bouche des saints, *

     par ses prophètes depuis les temps anciens.

Salut qui nous arrache à l’ennemi, *

     à la main de tous nos oppresseurs.

Amour qu’il montre envers nos pères, *

     mèmoire de son Alliance sainte.

Serment juré à notre Père Abraham, *

    de nous rendre sans crainte.

Afin que délivrés de la main des ennemis, †

75 nous le servions dans la justice et la sainteté, *

     en sa présence tout au long de nos jours.

Et toi, petit enfant, tu seras appelé

prophète du Très-Haut, *

     tu marcheras devant, à la face du Seigneur

     et tu prépareras ses chemins.

Pour donner à son peuple de connaître le salut *

     par la rémission de ses péchés.

Grâce à la tendresse, à l’amour de notre Dieu, *

     quand nous visite l’astre d’en-haut.

Pour illuminer ceux qui habitent les ténèbres

et l’ombre de la mort, *

     pour conduire nos pas au chemin de la paix.

 

Intercession

 

Malgré nos fautes, Seigneur, ne ferme pas ton oreille, inspire-nous la vraie prière :

 

Dis seulement une parole, et nous serons sauvés. Kyrie eleison

 

Viens au secours de notre incroyance. Christe eleison

 

Souviens-toi de nous quand tu viendras dans ton Royaume. Kyrie eleison

 

Oraison

 

Que ta grâce inspire et précède notre action,

nous t'en prions, Seigneur,

qu'elle la soutienne et l'accompagne, *

pour que toutes nos activités
prennent leur source en toi /
et reçoivent de toi leur achèvement.

Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur, +
qui vit et règne avec toi dans l'unité du Saint-Esprit, /
Dieu, pour les siècles des siècles.

 

Bénédiction

 

Conclusion de l’Heure 

 

Benedicamus Domino

Deo gratias

 

Bénissons le Seigneur

Nous rendons grâce à Dieu.

 

 

 

Tierce

 

 

 

Psalmodie après la communion

 

PSAUME 118 (h 119) - XIV-XVI

 

XIV

Un flambeau pour mes pas, ta Parole, *

    une lumière sur ma route.

J'en ai fait le serment et je tiendrai parole, *

     j'observerai tes justes Sentences.

Seigneur, je suis au fond de la misère ; *

     rends-moi la vie selon ta Parole !

Accepte, Seigneur, l'offrande de mes lèvres ! *

     Enseigne-moi tes Sentences !

Ma vie est sans cesse en danger, *

     mais je n'oublie pas ta Loi.

Les impies m'ont tendu un piège ; *

     j'ai tenu bon sans m'égarer loin de tes Ordres.

Tes Volontés sont pour toujours ma part ; *

     elles font la joie de mon coeur.

J'incline mon coeur à suivre tes Préceptes ; *

     c'est pour toujours ma récompense.

 

 

XV

Je déteste les coeurs partagés ; *

     tout mon amour est pour ta Loi.

C'est toi mon abri, mon bouclier ; *

     en ta Parole, je mets mon espoir.

Misérables, éloignez-vous de moi. *

    Laissez-moi suivre les Commandements de mon Dieu !

Sois mon soutien selon ta Promesse, et je vivrai ! *

    Ne déçois pas mon espérance !

Sois mon appui : je serai sauvé ; *

    je me tiendrai sans cesse attentif à tes Préceptes.

Tu méprises tous ceux qui s'écartent de tes Préceptes, *

    car trompeur est leur calcul.

Tous les impies de la terre ne sont pour toi que scories ; *

    voilà pourquoi j'aime tes Volontés.

Devant toi, ma chair frémit de terreur ; *

    tes Sentences m'ont pénétré de crainte.

 

XVI

J'ai accompli tes justes Sentences ; *

    ne me livre pas à mes oppresseurs !

Interviens en faveur de ton serviteur, *

    ne me laisse pas opprimer par les orgueilleux !

Mes yeux languissent à guetter ton salut, *

    le regard tendu vers ta Promesse de justice.

Traite ton serviteur selon ton amour ! *

    Enseigne-moi tes Préceptes !

Oui, je suis ton serviteur, donne-moi l'intelligence ! *

    Fais-moi comprendre tes Volontés !

Il est temps pour toi d'agir, Seigneur. *

    On a violé ta Loi.

Combien j'aime tes Commandements ! *

    Bien davantage que l'or le plus fin.

Aussi, je marche droit suivant tes Ordres ; *

     les sentiers de l'infidélité me font horreur.

 

 

Office de Sexte

Introduction

 

V/ Dieu, viens à mon aide,
R/ Seigneur, à notre secours.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
pour les siècles des siècles.
Amen.

 

Hymne :

 

Le jour est dans tout son éclat,

La terre est pleine de ta gloire ;

Nous t’adorons, ô Dieu puissant,

Dans la splendeur de ta lumière.

 

Eteins la flamme du péché

Et les ardeurs de la colère :

Emplis nos coeurs de ton amour

Et que ta paix nous réunisse.

 

Exauce-nous, ô Tout-Puissant,

Par Jésus Christ, ton Fils Unique,

Qui règne avec le Saint Esprit

Dès maintenant et pour les siècles. Amen.

 

Psalmodie

 

Ant. : Vivo ego, dicit Dominus ; nolo mortem peccatoris, sed ut magis convertatur et vivat.

Moi je suis vivant, dit le Seigneur ; je ne veux pas la mort du pécheur, mais qu’il se convertisse et qu’il vive.

 

PSAUME 14 (h 15)

 

Seigneur, qui sera reçu dans ta demeure ? *

    Qui habitera sur ta sainte montagne ?

C'est l'homme juste, à la conduite irréprochable, *

    qui parle franchement comme il pense en son coeur.

Il met un frein à sa langue, †

ne fait pas de tort à son prochain, *

    ne lance pas d'insulte à son frère.

Il n'a pour le maudit qu'un regard de mépris, *

    mais fait grand cas de ceux qui craignent le Seigneur.

Il ne revient pas sur ses engagements, †

prête son argent sans intérêt, *

    refuse qu'on le paie pour accabler un innocent.

Qui agit ainsi *

    demeurera inébranlable.

 

PSAUME 15 (h 16)

 

Garde-moi, mon Dieu ! *

    Mon refuge est en toi.

J'ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu ! » *

    Mon bonheur c'est toi ! Rien ne te surpasse !

Mais les faux dieux de la terre, †

ces puissances auxquelles on fait la cour, *

    leurs idoles pullulent ; on se rue à leur suite.

Je ne répandrai pas leurs libations de sang, *

    et pas même leurs noms ne viendront sur mes lèvres.

Le Seigneur est ma part et la coupe de mon destin. *

    Oui, c'est en toi que mon sort est fixé !

Le lot qui m'est échu me comble de bonheur. *

    Quel trésor merveilleux j'ai reçu en partage !

Je bénis le Seigneur ; c'est lui qui me conseille ; *

    et la nuit même, il purifie le fond de mes pensées.

Je garde le Seigneur toujours devant mes yeux ; *

    il se tient près de moi ; je suis inébranlable.

Aussi mon coeur exulte et mon âme jubile ; *

    mon corps lui-même repose en sûreté.

Tu ne peux m'abandonner au séjour des morts, *

    ni laisser ton ami voir la corruption.

Mais tu m'enseigneras la route de la vie : *

    joie débordante en présence de ta face

et bonheur d'être pour toujours dans ta main !

 

PSAUME 16 (h 17)

 

Entends, Seigneur, ma juste requête ; écoute mon cri ; *

    prête l’oreille à ma prière ; elle est sans fraude sur mes lèvres.

Que mon bon droit soit reconnu en ta présence ! *

    Car tes yeux voient ce qui est juste.

Tu peux sonder mon coeur, m’examiner la nuit,

me soumettre à l’épreuve ; *

    tu ne trouveras en moi rien de mal.

Point de faute en ma bouche à la façon des hommes. *

    La parole de tes lèvres, moi, je l’ai gardée ;

aux sentiers de tes lois, j’ai attaché mes pas ; *

    sur tes chemins, mes pieds n’ont jamais trébuché.

Je t’appelle, ô mon Dieu ! – Oui, tu me répondras ; *

    tends l’oreille à mes paroles, écoute-moi !

Mets le comble à ton amour, toi, notre Sauveur ! *

    Contre nos agresseurs, nous cherchons refuge en ta main.

Garde-moi comme la prunelle de l’oeil ; *

    à l’ombre de tes ailes, cache-moi !

A l’abri des méchants qui se jettent sur moi, *

    de mes ennemis mortels qui me cernent.

Epaissis par la graisse, ils ont fermé leur coeur ; *

    ils ont dans la bouche un langage arrogant.

Ils ont foncé sur moi, maintenant ils m’encerclent, *

    les yeux braqués sur moi, pour me jeter à terre.

On croirait voir un lion impatient de carnage, *

    un jeune fauve tapi en embuscade.

Dresse-toi, Seigneur, va droit sur lui, fais-le ployer ! *

    Par ton épée, délivre ma vie du méchant !

Dieu, par ta main, fais-les périr de malemort ! *

    Qu’ils sortent de ce monde ! Voilà bien leur destin !

Dans ma justice, moi, je contemple ta face ; *

    à mon réveil, je veux me rassasier de ton image.

 

Parole de Dieu : Zacharie 1, 3b-4b

 

Revenez à moi et je reviendrai à vous, dit le Seigneur, le Tout-Puissant. N’imitez pas vos pères, eux que les prophètes de jadis ont interpellés en ces termes : «  Revenez donc, renoncez à vos chemins mauvais et à votre conduite mauvaise ».

 

Répons

 

V/ Détourne ta face de mes fautes,

enlève tous mes péchés

 

Oraison (comme à Laudes)

 

 

Oraison

 

Que ta grâce inspire et précède notre action,

nous t'en prions, Seigneur,

qu'elle la soutienne et l'accompagne, *

pour que toutes nos activités
prennent leur source en toi /
et reçoivent de toi leur achèvement.

Par le Christ, notre Seigneur. Amen.

 

 

Conclusion

 

Bénissons le Seigneur

Nous rendons grâce à Dieu

 

 

Office de None

Introduction

 

V/ Dieu, viens à mon aide,
R/ Seigneur, à notre secours.

 

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
pour les siècles des siècles.
Amen.

 

Hymne :

 

Par toi Seigneur, tout être vit

Et trouve en toi son vrai bonheur ;

Tu guides à tout instant du jour

Ceux que tu sauves par la Croix.

 

Que ta lumière jusqu’au soir,

Vienne éclaire notre chemin ;

Et que la joie de ton retour

Nous introduise dans ta paix.

 

Exauce-nous, ô Tout Puissant,

Par Jésus Christ, ton Fils unique,

Qui règne avec le Saint Esprit

Depuis toujours et dans les siècles. Amen.

 

Psalmodie

 

Ant. : Per arma iustitiae virtutis Dei commendemus nosmetipsos in multa patientia.

Par les armes de la justice, reçues de Dieu, revêtons-nous d’une grande patience.

 

PSAUME 119 (h 120)

 

Vers le Seigneur, dans ma détresse, j’ai crié ; *

     et Lui m’a répondu.

Seigneur, délivre-moi des lèvres menteuses, *

     de la langue perfide !

Mais toi, langue perfide, il te paiera, *

     il te paiera double salaire,

avec ses armes de guerrier, flèches pointues *

     et brandons enflammés.

Malheur à moi ! Je vis chez des barbares, *

     dans un campement de sauvages !

Mon séjour parmi eux a trop duré ! *

     Ils détestent la paix.

Moi, je suis pour la paix, je cherche l’entente, *

      mais ces gens-là sont pour la guerre.

 

PSAUME 120 (h 121)

 

Je lève les yeux vers les monts, *

     cherchant d’où viendra le secours.

Le secours me viendra du Seigneur, *

     qui a fait le ciel et la terre.

Qu’il ne laisse pas ton pied trébucher, *

     qu’il ne dorme pas, ton gardien !

Mais non ! il ne dort, ni ne sommeille, *

     le gardien d’Israël.

Le Seigneur ton gardien, se tient près de toi ; *

     il te couvre de son ombre.

De jour, le soleil ne peut te frapper, *

     ni la lune pendant la nuit.

Le Seigneur te gardera de tout mal ; *

     il te prend sous sa garde.

Il te garde au départ et jusqu’à ton retour, *

     maintenant et toujours.

 

PSAUME 121 (h 122)

 

Oh ! Quelle joie, quand on m’a dit : « Partons ! *

     Allons à la maison du Seigneur ! »

Et maintenant, nous arrêtons nos pas *

     à tes portes, Jérusalem.

Jérusalem : Jérusalem si bien bâtie ! *

     La ville où tout fait corps ¡

C’est là que montent les tribus, *

     les tribus du Seigneur,

pour y célébrer le Nom du Seigneur ; *

     Dieu l’a prescrit à Israël.

Là sont dressés les sièges pour juger, *

     les sièges de la maison de David.

Appelez la paix sur Jérusalem : *

     vie paisible à ceux qui t’aiment !

Que règne la paix dans tes murs, *

     la prospérité dans tes demeures !

Pour l’amour de mes frères et de mes compagnons, *

     je m’écrie : « Paix sur toi ! »

Pour l’amour de la maison du Seigneur, notre Dieu, *

     j’appelle sur toi le bonheur.

 

La Parole de Dieu : Daniel 4, 24b

 

Rachète tes péchés, par la justice, et tes fautes en ayant pitié des pauvres ! Peut-être Dieu te pardonnera-t-il ?

 

Répons

 

V/ Le sacrifice qui plaît à Dieu, c'est un esprit brisé :

ne repousse pas, mon Dieu, un cœur brisé, broyé.

 

Oraison

 

Que ta grâce inspire et précède notre action,

nous t'en prions, Seigneur,

qu'elle la soutienne et l'accompagne, *

pour que toutes nos activités
prennent leur source en toi /
et reçoivent de toi leur achèvement.

Par le Christ, notre Seigneur. Amen.

 

Conclusion

 

Bénissons le Seigneur

Nous rendons grâce à Dieu

 

 

Office de Vêpres

Introduction

 

Deus in adiutorium meum intende,

Domine, ad adiuvandum me festina

 

Gloria Patri et Filio et Spritui Sancto,

sicut erat in principio et nunc et semper

et in saecula saeculorum. Amen.

Laus tibi, Domine, rex aeternae gloriae.

 

Dieu, viens à mon aide,

Seigneur à notre secours.

 

Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit

au Dieu qui est, qui était et qui vient,

pour les siècles des siècles. Amen

 

Hymne

 

Iesu quadragenáriae

dicátor abstinéntiae,

qui ob salútem méntium

præcéperas ieiúnium,

 

Jésus, toi qui nous encourages

à l’abstinence du Carême

et qui, pour la santé de l’âme

nous invite au dépouillement,

 

Adésto nunc Ecclésiae,

adésto pæniténtiae,

qua supplicámus cérnui,

peccáta nostra dílui.

 

assiste à présent ton Eglise,

assiste notre conversion :

qu’elle recouvre nos péchés,

humblement, nous t’en supplions.

 

Tu retroácta crímina

tua remítte grátia

et a futúris ádhibe

custódiam mitíssime,

 

Par ta grâce, pardonne-nous

efface les fautes passées,

et de tout péché à venir,

préserve-nous dans ta bonté.

 

Ut, expiáti ánnuis

compunctiónis áctibus,

tendámus ad paschália

digne colénda gáudia.

 

Ainsi, purifiés en ces jours

par ces efforts de renouveau,

nous préparerons notre coeur

à bien fêter la joie de Pâques.

 

Te rerum univérsitas,

clemens, adóret, Trínitas,

et nos novi per véniam

novum canámus cánticum. Amen.

 

Que toute chose en l’univers

te rende gloire, ô Dieu très saint :

renouvelés par le pardon,

chantons le cantique nouveau. Amen.

 

Psalmodie

 

Ant. : In conspectu angelorum psallam tibi, Deus meus

Je te chanterai en présence des anges, toi, mon Dieu.

 

PSAUME 137 (h 138)

 

Seigneur, je te célèbre de tout mon coeur, †

    car tu as entendu les paroles de ma bouche ; *

je te chante en présence des anges.

    Me prosternant vers ton saint temple, †

je célèbre ton Nom, *

    pour ton amour et ta fidélité ;

car, en accomplissant ta Parole, *

    tu l'as magnifiée au-dessus de tout.

Le jour où j'ai crié, tu m'as répondu *

    tu as décuplé la force de mon âme.

Ils te célébreront, tous les rois de la terre, †

ayant entendu les paroles de ta bouche ; *

    ils chanteront, Seigneur, ta manière d'agir :

« Qu'elle est grande, la gloire du Seigneur ! †

Si élevé qu'il soit, il regarde les humbles, *

    mais de loin il discerne les orgueilleux. »

Si je me trouve en pleine détresse, †

tu me gardes en vie malgré la fureur de mes ennemis, *

    tu étends la main pour me sauver.

Que ta main droite agisse encore en ma faveur ! †

ton amour, Seigneur, est éternel : *

    ne va pas délaisser l'ouvrage de tes mains !

 

Ant. : Domine probasti me et cognovisti me.

Seigneur, tu me scrutes et tu me connais.

 

PSAUME 138 (h 139)

 

Tu m'observes, Seigneur, et tu me connais bien ; *

   ,tu sais quand je m'assois, tu sais quand je me lève ;

tu discernes de loin mes intentions ; †

    que je marche ou me repose, tu me surveilles, *

toute ma conduite est sans secret pour toi.

Avant qu'un mot ne parvienne à mes lèvres, *

    tu sais déjà, Seigneur, tout ce que je vais dire.

De tous côtés tu me gardes enserré ; *

    tu tiens la main posée sur moi.

Prodige de savoir qui me dépasse, *

    si élevé que je n'y puis atteindre !

Où donc aller pour échapper à ton Esprit ? *

    Où pourrais-je m'enfuir loin de ta Face ?

Si je monte aux cieux, te voici présent ; *

    si je vais m’étendre chez les morts, je te retrouve ,

et si même, ayant pris les ailes de l'aurore, *

    je me pose à l'extrémité de la mer.

là aussi, ta main reposera sur moi, *

    tu me tiendras de ta main droite.

J'aurais bien dit : « Que les ténèbres me recouvrent, *

    que la lumière autour de moi se fasse nuit ! »

Mais pour toi les ténèbres n'ont rien de ténébreux *

    et la nuit n'a pas moins de clarté que le jour. (...)

C'est toi qui as formé l'intime de mon être, *

    toi qui tissais mon corps dans le sein de ma mère.

Je te rends grâce pour tant de prodiges : †

merveille que je suis, merveille que tes oeuvres ! *

    De toute mon âme je le reconnais.

Lorsque j'étais façonné, ouvragé, †

dans le secret, comme au fond de la terre, *

    pour toi mes membres n'étaient pas cachés.

J'étais encore informe et tes yeux me voyaient ; †

sur ton livre étaient inscrits tous mes jours ; *

    ils étaient préparés avant qu'un seul n'existe.

Pour moi, mon Dieu, tes pensées sont impénétrables ; *

    et que leur nombre est imposant !

Je pourrais en compter plus que les grains de sable ; *

    croirais-je avoir fini, je serais encore avec toi.

Si tu voulais, mon Dieu, massacrer les impies ! *

    Hommes de sang, éloignez-vous de moi !

Ces perfides se révoltent contre toi ; *

    en vain, ils se soulèvent, tes adversaires.

Pour qui te hait, Seigneur, n'aurais-je pas de haine ? *

    N'ai-je pas en horreur ceux qui se dressent contre toi ?

Oui, je les hais d'une haine sans limite ; *

    je les tiens pour mes propres ennemis.

Observe-moi, mon Dieu, pour connaître mon coeur ; *

    éprouve-moi pour connaître mes pensées

Vois si j'aurais tendance à suivre les idoles ; *

    dirige-moi par le chemin que nos pères ont suivi !

 

Ant. : A viro iniquo, libera me, Domine.

De l’homme mauvais, Seigneur, délivre-moi.

 

PSAUME 139 (h 140)

 

Délivre-moi, Seigneur, de l'homme malfaisant ; *

    défends-moi contre les violents !

Ces gens-là dans leur coeur machinent des méfaits ; *

    tous les jours ils provoquent des querelles ;

ils dardent leurs langues comme des serpents ; *

    ils ont dans la bouche un venin de vipère.

Préserve-moi, Seigneur, des griffes du méchant ; *

    défends-moi contre les violents !

Ces gens-là ont médité ma chute ; *

    pour me prendre, ces arrogants cachent des pièges ;

ils ont tendu des lacets sur mon passage ; *

    ils ont dressé contre moi des embûches.

J'ai dit au Seigneur : « C'est toi mon Dieu ! » *

    Seigneur, prête l'oreille à ma voix suppliante !

Seigneur, mon Maître, toi, la force qui me sauve, *

    protégeant ma tête au jour du combat,

Seigneur, n'accorde pas aux méchants ce qu'ils cherchent ; *

    ne laisse pas aboutir leur projet !

Ils ont la tête haute, ceux qui m'ont encerclé ; *

    que les submerge tout le mal provoqué par leurs lèvres !

Que tombent sur eux des charbons ardents ; *

    que Dieu les plonge dans les abîmes d'où l'on ne peut se relever !

Que les méchantes langues ne restent pas dans le pays ; *

    que les violents soient pourchassés par le malheur jusqu'à périr !

Je le sais, le Seigneur fera justice aux humbles gens ; *

    il rétablira les pauvres dans leurs droits.

Oui, les justes pourront rendre grâce à ton Nom ; *

    les hommes droits habiteront devant ta Face.

 

La Parole de Dieu : Philippiens 2, 12b-15a

 

Travaillez à votre salut dans la crainte de Dieu et en tremblant. Car c’est l’action de Dieu qui produit en vous la volonté et l’action, parce qu’il veut votre bien. Faites tout sans récriminer et sans discuter ; ainsi vous serez irréprochables et purs, vous qui êtes des enfants de Dieu sans tache.

 

Répons à la Parole de Dieu

 

R/ Ego dixi ; Domine, Misere mei.

V/ Sana animam meam quia peccavi tibi.

V/ Gloria Patri et Filio et spiritui sancto.

 

R/ J’ai : Seigneur, aie pitié e moi

V/ Guéris mon âme car j’ai péché contre toi

V/ Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit

 

Cantique de la Vierge Marie

 

Ant. : Cum facis eleemosynam, nesciat sinistra tua quid faciat dextera tua.

Quand vous faîtes l’aumône, que votre main gauche ignore ce que fait votre main droite.

  

Mon âme exalte le Seigneur. *

    exulte mon esprit en Dieu mon Sauveur.

Il s’est penché sur son humble servante ; *

    désormais, tous les âges me diront bienheureuse.

Le Puissant fit pour moi des merveilles ; *

    saint est son nom !

Son amour s’étend d’âge en âge *

    sur ceux qui le craignent

Déployant la force de son bras, *

    il disperse les superbes.

Il renverse les puissants de leur trône, *

    il élève les humbles.

Il comble de biens les affamés, *

    renvoie les riches les mains vides.

Il relève Israel, son serviteur, *

    il se souvient de son amour,

de la promesse faite à nos pères, *

    en faveur d’Abraham et de sa race à jamais.

 

Intercession

 

Supplions le Christ, ami des hommes :

 

Toi qui t’assieds à la table des pécheurs, prends pitié de nous, Kyire eleison

Toi qui pardonnes le reniement de Pierre, prends pitié de nous, Christe eleison

 

Toi qui réclames à la tombe la vie de Lazare, rends-nous à la vie, Kyrie eleison

 

Notre Père

 

Oraison

 

Que ta grâce inspire et précède notre action,

nous t'en prions, Seigneur,

qu'elle la soutienne et l'accompagne, *

pour que toutes nos activités
prennent leur source en toi /
et reçoivent de toi leur achèvement.

Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur, +
qui vit et règne avec toi dans l'unité du Saint-Esprit, /
Dieu, pour les siècles des siècles.

 

Bénédiction

 

Conclusion

 

Benedicamus Domino

Deo gratias.

 

Bénissons le Seigneur

Nous rendons grâce à Dieu.

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