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Mardi II

 

Vigiles

​

Introduction 

 

V/ Dieu viens à mon aide

R/ Seigneur à notre secours.

 

Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit

pour les siècles des siècles. Amen. Alléluia (il n’y a pas d’alléluia en Carême)

 

Hymne

 

Ad preces nostras deitatis aures*

Deus inclina pietate sola:

Supplicum vota suscipe precamur

famuli tui.

 

Ô Dieu, incline ton oreille attentive,

par pure grâce, écoute notre prière,

Reçois nos demandes, nous t’en prions

nous, tes serviteurs.

 

Respice clemens solio de sancto.

Vultu sereno lampades illustra:

Lumine tuo tenebras depelle

pectore cunetas.

 

Regarde-nous depuis ton trône, aux cieux

Tourne vers nous, Dieu, ton visage de paix

Allume ta lumière divine en nos coeurs,

hors de toute nuit.

 

Crimina laxa pietate multa

ablue sordes, vincula disrumpe:

Parce peccatis, releva jacentes

dextera tua.

 

Dans ta grande bonté, pardonne nos fautes,

Lave toute souillure et brise nos chaînes,

Efface nos fautes et remets nous debout,

Nous sommes tombés.

 

Gloria Deo sit aeterno Patri,

Sit tibi semper genitoris nate:

Cum quo aequalis Spiritus per cuncta,

Saecula regnat. Amen.

 

Gloire soit à Dieu, notre Père éternel

et gloire à son Fils, lui, l’unique engendré

Gloire à l’Esprit Saint égal en majesté

sans fin, pour les siècles. Amen.

 

1er nocturne

 

Psaume 96 (h 97)

 

Le Seigneur est roi. - Que la terre exulte ! 

jusqu'au-delà des mers : joie dans toutes les îles !

Ténèbre et nuée l'environnent ;

Justice et Droit sont l'appui de son trône.

Un feu devant lui s'avance,

un feu qui brûle autour de lui ses adversaires.

Ses éclairs illuminent le monde ; 

la terre, à cette vue, frémit.

Les montagnes ont fondu comme cire, 

devant le Maître de toute la terre.

Les cieux proclament sa justice ; 

tous les peuples voient sa gloire.

Honte aux adorateurs des idoles, †

eux qui se vantent de leurs faux dieux ! * 

Prosternez-vous devant lui, tous les dieux !

A l’annonce de tes jugements, Seigneur,

Sion exulte de joie,*

les villes de Juda tressaillent d'allégresse.

Oui, tu es le Très-Haut, †

tu domines sur toute la terre, *

tu surpasses infiniment tous les dieux.

Le Seigneur aime qui déteste le mal ; † 

il préserve la vie de ses fidèles ; 

il les arrache au pouvoir des impies.

La lumière se lève pour le juste,

la joie pour les hommes au coeur droit.

Réjouissez-vous, les justes, dans le Seigneur ! 

Rendez grâce en célébrant son Nom très saint !

​

Psaume 78 (h 79)

 

Seigneur, les païens ont envahi ton domaine,   

ils ont profané ton saint temple,   

ils ont fait de Jérusalem un monceau de ruines.

Ils ont livré les cadavres de tes serviteurs     

en pâture aux oiseaux du ciel, *    

la chair de tes fidèles aux bêtes de la terre.

Ils ont fait couler le sang comme de l’eau    

tout autour de Jérusalem, *     

et pour les morts, pas de sépulture !

Nous sommes en butte aux insultes de nos voisins,    

aux moqueries de notre entourage.

Combien de temps, Seigneur, durera ta colère     

et brûlera le feu de ta jalousie ?

Tourne ta fureur conte les païens qui ne t’ont pas connu,   

contre les royaumes qui n’invoquent pas ton Nom ;    

car ils ont dévoré Jacob    

et ravagé son territoire. 

Ne nous tiens pas rigueur des anciennes fautes ;   

que ta miséricorde nous vienne vite en aide ! *

Notre misère est à son comble.

Au secours, Dieu notre sauveur,    

pour la gloire de ton Nom !

Pardonne nos péchés, Seigneur,  

et délivre-nous par égard pour ton Nom !

Pourquoi laisser dire aux païens :

« Où donc est-il leur Dieu ? »

Que sous nos yeux les païens subissent la vengeance     

pour le sang de tes serviteurs qu’ils ont répandu.

Que devant toi parvienne la plainte des captifs ;  

par la force de ton bras libère ceux que guette la mort !

Règle leur compte à nos voisins, sept fois plus ;  

rends-leur l’outrage qu’ils t’ont fait , Seigneur !

Et nous, ton peuple, le troupeau que tu conduis,  

nous te rendrons grâce toujours et à jamais, *  

d’ âge en âge nous publierons ta louange.

 

Psaume 79 (80)

 

Prête l’oreille, berger d’Israël,   

conduis Joseph : il est ton troupeau.

Toi qui siège sur les chérubins,   

resplendis devant Ephraïm, Benjamin et Manassé !

Ranime ta vaillance    

et viens pour nous sauver !

Seigneur Sabaoth, fais-nous revenir,    

fais rayonner ta Face et nous serons sauvés !

Combien durera ta colère, Seigneur Sabaoth ?

Pourquoi t’enflammer contre ton peuple en prière ?

Tu l’as rassasié de ses pleurs ;       

tu l’as abreuvé de larmes sans mesure.

Tu fais de nous la proie que se disputent nos voisins ; 

nos ennemis se moquent de nous.

Seigneur Sabaoth, fais-nous revenir,            

fais rayonner ta Face et nous serons sauvés !

Cette vigne emportée hors d’Egypte,      

tu as chassé des nations pour la planter.

Tu préparas le terrain devant elle ;   

elle poussa des racines et remplit le pays ;

Elle couvrit les montagnes de son ombre   

et de ses pampres les cèdres géants.

Elle étendit ses sarments jusqu’à la mer    

et ses rejets jusqu’au grand fleuve.

Pourquoi donc as-tu démoli ses clôtures ?  

tous les passants viennent la piller :    

Le sanglier des forêts la saccage ;     

les animaux des champs vont y chercher pâture.

Seigneur Sabaoth, reviens, de grâce !

Du haut du ciel regarde et vois !

Reviens, visiter cette vigne,  

remets en état ce que ta droite a planté !

Ces gens qui l’ont brûlée comme une ordure,  

qu’ils périssent devant ta Face !

Que ta main soit posée sur l’homme de ta droite,  

le fils d’Adam que tu t’es choisi pour le rendre fort !

Nous n’irons jamais nous écarter de toi :   

rends-nous la vie pour invoquer ton Nom !

Seigneur Sabaoth, fais-nous revenir,

fais rayonner ta Face et nous serons sauvés.

 

Psaume 81 (h 82)

 

Le Seigneur préside le conseil divin;   

entouré des dieux, il juge :

“ Combien de temps jugerez-vous sans équité,   

favorisant la cause des impies?

Faites droit au faible, à l’orphelin !    

au miséreux, à l’indigent  rendez justice !

Libérez le faible et le pauvre !

De la main des impies délivrez-les”

Sans rien comprendre, ils marchent dans les ténèbres;  

et les assises de la terre sont ébranlées;

Je m’étais dit :”Vous êtes des dieux;   

vous êtes tous des fils du Très-Haut.”

Mais non ! Vous mourrez comme les autres hommes;   

vous aussi, princes, vous tomberez tous.

Lève-toi, Seigneur, et gouverne la terre !

Car c’est  toi le maître de toutes les nations.

 

Lecture biblique :

Pr 3, 1-20)

01 Mon fils, n’oublie pas mon enseignement ; que ton cœur observe mes préceptes :
02 la longueur de tes jours, les années de ta vie, et ta paix en seront augmentées.
03 Que fidélité et loyauté ne te quittent pas, attache-les à ton cou, écris-les sur les tablettes de ton cœur !
04 Tu trouveras grâce et seras rayonnant aux yeux de Dieu et des hommes.
05 De tout ton cœur, fais confiance au Seigneur, ne t’appuie pas sur ton intelligence.
06 Reconnais-le, où que tu ailles, c’est lui qui aplanit ta route.
07 Ne te complais pas dans ta sagesse, crains le Seigneur, écarte-toi du mal !
08 Voilà le traitement pour ton corps, l’élixir pour tes os.
09 Rends gloire au Seigneur avec tes biens, donne-lui les prémices de ton revenu :
10 tes greniers se rempliront de blé, le vin nouveau débordera de tes cuves.
11 Mon fils, ne rejette pas les leçons du Seigneur, ne dédaigne pas ses critiques,
12 car le Seigneur reprend celui qu’il aime, comme fait un père pour le fils qu’il chérit.
13 Heureux qui trouve la sagesse, qui accède à la raison !
14 C’est une bonne affaire, meilleure qu’une affaire d’argent, plus rentable que l’or.
15 La sagesse est plus précieuse que les perles, rien ne l’égale :
16 dans sa main droite, longueur de jours, dans sa main gauche, richesse et gloire !
17 Ses chemins sont chemins de délices, tous ses sentiers, des lieux de paix.
18 Pour qui la tient, elle est arbre de vie ; qui la saisit est un homme heureux.
19 Le Seigneur a fondé la terre avec sagesse ; il a établi les cieux avec intelligence.
20 C’est par sa science que les abîmes se sont ouverts et que, des nuages, perle la rosée.

 

Répons

 

R/br : Quam dilecta tabernáculo tua, Domine virtutum.

V/ Concupiscit et deficit anima mea in atria Domini.

V/ Gloria Patri et Filio et Spiritui sancto.

 

R/ br : De quel amour sont aimées tes demeures, Seigneur, Dieu de l'univers !

V/ Mon âme s'épuise à désirer les parvis du Seigneur 

V/ Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit

 

2ème nocturne

 

Psaume 82 (h 83)

 

Seigneur, ne t’accorde pas de répit ;  

plus de repos, plus de silence, ô mon Dieu !

Vois donc tes ennemis qui s’agitent, 

tes adversaires qui relèvent la tête !

Contre ton peuple ils trament un complot ;  

  ils conspirent contre les tiens :

« Allons ! supprimons leur nation  

et qu’on oublie jusqu’au nom d’Israël ! »

Dans leur conspiration ils se sont mis d’accord ;          

contre toi ils ont fait une alliance,         

les habitants d’Edom et de Moab,    

les Ismaélites et les enfants d’Agar,

Guébal, Ammôn, Amalec,             

la Philistie avec les gens de Tyr ;    

même Assour s‘est joint à eux,   

il a prêté main forte aux fils de Loth.

Traite-les comme Sisséra,    

comme Yabîn au torrent de Quichôn,      

comme les Madianites, exterminés à En-dor :      

ils sont restés à terre, comme engrais sur le sol.  

Leurs chefs, rends-les pareils à Oreb et à Zeb,       

  tous leurs princes, comme Zéba et Salmouna !   

N’ont-ils pas dit : « A nous ce pays !

Emparons-nous du territoire de leur Dieu ! » 

Mon Dieu ! fais de ces gens comme un tourbillon de poussière,     

comme de la paille quand le vent se lève !

Agis comme un feu dévorant la forêt,    

comme la flamme qui embrase les montagnes ;

Oui, chasse-les par un vent de tempête     

et que ton ouragan les épouvante !

Couvre de confusion leurs visages,    

qu’ils en viennent, Seigneur, à implorer ton Nom !

Sur eux le déshonneur et l’épouvante pour toujours ;    

remplis de honte, qu’ils disparaissent !

Ils sauront alors que ton Nom est Seigneur,   

toi seul, le Très-Haut sur toute la terre.

 

Psaume 83 (h 84)

 

De quel amour j'aime ta demeure, 

ô Seigneur Sabaoth !

Mon âme languissait de désir 

pour les parvis du Seigneur.

Mon coeur et ma chair crient de joie 

vers le Dieu vivant.

L'oiseau lui-même y trouve un gîte 

et l'hirondelle un nid :

C'est là qu'ils abritent leur couvée, † 

auprès de ton autel, *

Seigneur Sabaoth, mon roi et mon Dieu !

Heureux les habitants de ta maison : 

sans cesse ils peuvent te chanter.

Heureux ceux qui puisent leur force en toi ; 

ils ont à coeur les pèlerinages.

En passant par le val de la soif, †

ils pourront y trouver des sources, *

car ils seront bénis d'une pluie précoce.

Leur ardeur s'accroît tandis qu'ils cheminent 

pour se présenter devant Dieu à Sion.

Seigneur Sabaoth, écoute ma prière ; 

prête l'oreille, Dieu de Jacob !

Regarde, Seigneur, toi, notre bouclier ; 

tourne les yeux vers ton messie !

Mieux vaut un jour dans tes parvis 

plutôt que mille en ma demeure ;

me tenir sur le seuil de la maison de mon Dieu 

plutôt que d'habiter sous ma tente.

Le Seigneur est rempart et bouclier ; 

il donne grâce et gloire ;

à ceux qui marchent sans reproche 

le Seigneur ne refuse aucun bien.

Seigneur Sabaoth,

heureux l'homme qui se fie en toi !

 

Lecture patristique :

 

JEAN CHRYSOSTOME

 

LA JOIE DE L’ESPRIT-SAINT

 

Vous êtes devenus les imitateurs du divin Maître", dit Paul. Comment cela ? "En recevant la parole au milieu des épreuves, dans la joie de l'Esprit-Saint". Ce n'est pas seulement dans l'épreuve, c'est au milieu des épreuves, parmi des souffrances sans nombre. Vous pouvez le constater dans les Actes des Apôtres : On y voit de quelle façon la persécution fut excitée contre eux, comment leurs ennemis les dénoncèrent aux magistrats et soulevèrent la ville. Ils étaient dans l'épreuve, et l'on ne peut pas dire qu'ils sont restés fidèles avec peine, en gémissant ; non, ils l'étaient avec une grande joie. Les Apôtres leur avaient donné l'exemple : "Se réjouissant d'avoir été jugés dignes de subir les affronts pour le nom du Christ".

Voilà ce qu'il y a de vraiment admirable ! C'est déjà beaucoup de souffrir l'épreuve avec patience ; mais s'en réjouir, c'est se montrer supérieur à la nature humaine et n'avoir plus, pour ainsi dire, qu'un corps impassible. Mais comment furent-ils les imitateurs du Christ ? En ce que lui-même a souffert sans pousser une plainte, avec joie ; car c'est de sa propre volonté qu'il se trouvait en de pareilles épreuves. C'est pour nous qu'il s'est anéanti, allant au-devant des crachats, des soufflets, de la croix même ; et il s'en réjouissait tellement qu'il appelait cela sa gloire : "Père, disait-il, glorifie-moi".

"Avec joie, poursuit l'Apôtre, dans l'Esprit-Saint". L'épreuve affecte la partie matérielle de notre être, la joie brille dans les hauteurs spirituelles. Je m'explique : les accidents de la vie sont tristes et pénibles, mais les résultats en sont joyeux, l'Esprit le voulant ainsi. Il est donc possible qu'on ne se réjouisse pas quand on souffre, si l'on souffre alors pour ses péchés, mais on se laissera flageller avec allégresse si c'est pour le Christ.

C'est là ce que l'Apôtre nomme "la joie de l’Esprit » ; on la respire dans ce que la nature repousse avec horreur. On vous a suscité mille peines, dit-il, vous avez subi la persécution, mais l'Esprit ne vous a pas abandonné dans ces épreuves. Comme les trois enfants étaient entourés d'une douce rosée dans la fournaise, vous l'êtes aussi dans l'épreuve. Assurément cela ne dépendait pas de la nature du feu et ne pouvait avoir pour cause que le souffle de l'Esprit. Il n'est pas non plus dans la nature de l'épreuve de vous donner de la joie : cette joie ne peut venir que d'une souffrance endurée pour le Christ, et de la divine rosée de l'Esprit qui transforme en un lieu de repos la fournaise des épreuves. "Avec joie", dit l'Apôtre, et non avec une joie quelconque, mais avec une intarissable joie. C'est ce qu'il faut entendre, dès lors que l'Esprit-Saint en est l'auteur.

Homélie 1 sur la première épître aux Thessaloniciens

 

Oraison

​

Seigneur Dieu, +
tu as promis d’habiter les cœurs droits et sincères ; *
donne-nous, par ta grâce, de vivre de telle manière /

que tu daignes faire en nous ta demeure. 

Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur, +

qui vit et règne avec toi dans l’unité du Saint-Esprit, /

Dieu, pour les siècles des siècles.

​

Conclusion

 

Bénissons le Seigneur

Nous rendons grâce à Dieu

 

LAUDES

 

Introduction 

 

Seigneur, ouvre mes lèvres

et ma bouche publiera ta louange.

 

A pleine voix, je crie vers le Seigneur, 

il me répond de sa montagne sainte,

tranquille, je me suis couché, j’ai dormi, je m’éveille,

j’ai toujours pour soutien le Seigneur.

 

Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit

au Dieu qui est, qui était et qui vient,

pour les siècles des siècles. Amen

 

Invitatoire

 

R./ : Que les peuples, te louent, Seigneur, que les peuples te louent tous ensemble.

 

Psaume 66 (h 67)

 

Le Seigneur nous accorde sa grâce et sa bénédiction ;

il fait pour nous rayonner son visage !

Pour montrer à la terre entière comment il agit,

que toutes les nations voient comme il nous sauve.

 

R/ Que les peuples te louent Seigneur,

Que les peuples te louent tous ensemble

 

Que les nations chantent leur joie !

Dieu gouverne le monde avec justice ;

Dieu gouverne les peuples avec droiture

et sur la terre il conduit les nations.

 

R/ Que les peuples te louent Seigneur,

Que les peuples te louent tous ensemble

 

La terre a donné sa récolte ;

le Seigneur notre Dieu nous bénit.

Oui que le Seigneur nous bénisse,

que la crainte de Dieu s’étende à l’univers ! R/

 

Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit,

maintenant et à jamais,

au Dieu qui est, qui était et qui vient,

pour les siècles des siècles. Amen R/

 

Hymne

 

Aeterne lucis conditor,

lux ipse totus et dies,

noctem nec ullam sentiens

natura lucis perpeti,

 

Éternel créateur du jour, 

tout entier jour, et toute lumière, 

tu ne ressens jamais la nuit, 

étant la lumière sans fin.

 

Iam cedit pallens proximo

diei nox adventui,

obtundens lumen siderum

adest et clarus lucifer.

 

La nuit pâlit, cédant la place

à la venue du jour prochain :

voici que la clarté de l’astre

atténue l’éclat des étoiles.

 

Iam stratis laeti surgimus

grates canentes et tuas,

quod caecam noctem vicerit

revectans rursus sol diem.

 

Déjà, nous nous levons, joyeux,

et te rendons grâce en nos chants :

le soleil, vainqueur de la nuit,

à nouveau ramène le jour.

 

Te nunc, ne carnis gaudia

blandis subrepant aestibus,

dolis ne cedat saeculi

mens nostra, sancte, quaesumus.

 

Loin de nous les joies de la chair,

l’attrait séducteur de leur flamme !

Et que notre âme, Dieu très saint,

ne cède aux mirages du monde.

 

Ira ne rixas provocet,

gulam ne venter incitet,

opum pervertat ne famis,

turpis ne luxus occupet,

 

Loin de nous, colère et querelle,

tous les excès de nourriture,

la soif corrompue de l’argent,

le goût du scandale dans le luxe !

 

Sed firma mente sobrii,

casto manentes corpore

totum fideli spiritu

Christo ducamus hunc diem.

 

Mais gardons la sobriété

d’une âme ferme et d’un corps pur ;

vivons tout au long de ce jour

dans la fidélité au Christ.

 

Praesta, Pater piisime,

Patrique compar Unice,

cum Spiritu Paraclito

regnans per omne saeculum. Amen.

 

Exauce-nous, Père très bon,

et toi le Fils égal au Père,

avec l’Esprit Consolateur,

régnant pour les siècles sans fin. Amen.

 

Psalmodie

 

Ant. : Salutare vultus mei, Deus meus.

Le Seigneur est mon salut et mon Dieu.

 

Psaume 42 (43)

 

Justice, ô mon Dieu ! †

Prends ma défense contre ce peuple sans pitié ! *

    Délivre-moi du fourbe malfaisant !

C'est toi, mon Dieu, qui es ma force ! †

Pourquoi me repousser ? *

    Pourquoi me laisser dans la peine, harcelé par mes ennemis ?

Envoie ta lumière et ta vérité, †

qu'elles soient mon guide ! *

    Pour me conduire à ta sainte montagne, jusqu'à ta demeure.

Et j'irai vers l'autel de Dieu, †

vers Dieu qui est ma joie ; *

     j'exulterai, je te louerai sur la cithare, Seigneur mon Dieu !

Pourquoi te désoler, mon âme ? Pourquoi gémir sur moi ? *

    Espère en Dieu : je le louerai encore,

    lui, mon salut et mon Dieu.

 

Ant. : Quoniam in te confiait anima mea.

En toi, mon âme se confie.

 

Psaume 56 (h 57)

 

Pitié, mon Dieu, pitié pour moi ! *

     C'est en toi que je cherche refuge.

Oui, je m'abrite à l'ombre de tes ailes, *

     le temps que passe la tourmente.

Je crie vers le Seigneur, le Très-Haut, *

     vers Dieu qui m'accorde ses bienfaits.

Du ciel, qu'il m'envoie le salut ! *

     Qu'il confonde ceux qui veulent ma perte !

Le Seigneur enverra son amour, *

    il montrera sa fidélité.

Je me trouve entouré par des lions, *

    des hommes qui dévorent les pauvres gens.

Leurs dents décochent des traits meurtriers ; *

    leur langue est un glaive acéré.

Domine, Seigneur, au-dessus des cieux, *

    sur toute la terre, fais resplendir ta gloire !

Ils avaient préparé un piège sous mes pas, *

    afin que je m'effondre.

Sur ma route, ils creusaient une fosse ; *

    ils sont tombés au fond.

Mon coeur est prêt, Seigneur, *

    mon coeur est prêt !

Je veux chanter, te louer par des psaumes ; *

     c'est toi qui es ma gloire !

Eveillez-vous, éveillez-vous, luth et cithare ! *

     je veux éveiller l'aurore.

Je vais te célébrer, Seigneur, parmi les peuples, *

     te louer parmi les nations.

Ton amour s'élève au-dessus des cieux, *

     jusqu'aux nues, ta fidélité.

Domine, Seigneur, au-dessus des cieux, *

     sur toute la terre, fais resplendir ta gloire !

 

Ant. : Cunctis dies vitae nostrae, salvos nos fac, Domine.

Sauve-nous, Seigneur, tous les jours de notre vie.

 

Cantique Is 38, 10-14 ; 17-20

 

Je me suis écrié : il me faut disparaître *

   dans la force de l’âge ;

me voilà privé du reste de mes jours *

   dans le séjour des morts.

Je n’irai plus visiter le Seigneur *

   sur la terre des vivants ;

je ne verrai même plus un homme *

   quand je serai parmi les ombres.

Ma demeure est arrachée, elle m’est enlevée, *

   comme une tente de berger ;

je tissais ma vie comme un tisserand ; *

   on en coupe la trame.

Du point du jour jusqu’à la nuit, tu m’abandonnes ; *

   j’appelle jusqu’au matin.

On a broyé tous mes os *

   comme ferait un lion.

Comme l’hirondelle je pousse des cris aigus ; *

   je me plains comme la colombe.

Mes yeux se sont usés à regarder là-haut ; *

   je suis écrasé, viens me soutenir !

Tu me préserves du néant de la fosse, *

   jetant derrière toi tous mes péchés.

Le séjour des morts ne peut te célébrer, *

   ni la mort chanter ta louange ;

ils n’espèrent plus en ta fidélité, *

ceux qui sont descendus dans la tombe.

C’est le vivant, c’est le vivant qui te rend grâce, *

   comme je fais en ce jour.

Le père peut apprendre à ses enfants *

   à connaître ta fidélité.

Seigneur, accorde-nous le salut *

   et nous jouerons sur nos cithares ;

nous chanterons tous les jours de notre vie *

   dans la maison du Seigneur.

 

Ant. : Omnes angeli eius, laudate Dominum de caelis.

Vous, tous ses anges, louez le Seigneur du haut des cieux.

 

Psaume 148

 

Alleluia ! Louez le Seigneur dans le monde céleste, *

    louez-le dans les hauteurs des cieux !

Louez le Seigneur, vous, tous ses anges, *

    louez-le, toutes ses armées !

Louez le Seigneur, soleil et lune, *

    louez-le, brillantes étoiles !

Louez le Seigneur, vaste firmament *

    et vous, les eaux retenues dans les cieux !

Que tous les êtres louent le Nom du Seigneur ! *

    Par son commandement, ils ont été créés ;

pour toujours ils sont établis ; *

    l'ordre qu'il a donné ne passera jamais.

Louez le Seigneur dans l'univers terrestre, *

    vous, les monstres marins, les vastes océans,

la foudre et la grêle, la neige et le brouillard, *

    le vent de tempête exécuteur de sa Parole,

les montagnes et toutes les collines, *

    les arbres des vergers et les forêts de cèdres,

les bêtes sauvages et tous les troupeaux, *

    les reptiles et les oiseaux du ciel,

les rois de la terre et l'ensemble des peuples, *

    les princes et tous les chefs de la terre,

les jeunes gens, les jeunes filles, *

    les vieillards comme les enfants !

Que tous les êtres louent le Nom du Seigneur ! *

    A son Nom seul revient la dignité suprême.

Sa splendeur dominant sur la terre et les cieux, *

    il fera triompher la vigueur de son peuple.

A lui la louange de tous ses fidèles, *

    des fils d'Israël, ce peuple qui lui est proche !

 

Psaume 149

 

Alleluia !

Chantez au Seigneur un chant nouveau ! *

    Louange à lui dans l'assemblée de ses fidèles !

Joie d'Israël devant Dieu qui l'a fait ; *

    fils de Sion, exultez devant votre roi !

Louange à son Nom dans la danse, *

    cithare et tambourin accompagnant les psaumes !

La faveur du Seigneur est pour son peuple ; *

    il donne aux humbles l'éclat de la victoire.

Allégresse pour ses fidèles dans la gloire, *

    cris de joie au moment du triomphe !

A pleine voix, ils exaltent Dieu ; *

    ils ont à la main l'épée à deux tranchants,

pour tirer vengeance des nations, *

    infliger leurs châtiments à tous les peuples,

pour charger de chaînes les rois, *

    jeter dans les fers les notables,

exécuter le jugement comme il est écrit. *

    Quel éclatant succès pour tous ses fidèles !

 

Psaume 150

 

Alleluia ! Louez le Seigneur dans son sanctuaire ; *

    louez-le dans sa puissance au firmament !

Louez-le pour ses hauts faits ; *

    louez-le pour sa grandeur immense !

Louez-le au son de la trompe ; *

    louez-le sur le luth et la cithare !

Louez-le par la danse et le tambourin ; *

    louez-le au son des harpes et de la flûte !

Louez-le avec les cymbales sonores ; *

    louez-le avec les cymbales retentissantes !

Que tout être qui respire *

    chante sa louange au Seigneur !

 

Ici, on chante le Gloire au Père et on répète l’antienne.

 

La Parole de Dieu : 1 Thessaloniciens 5, 4-5

 

Frères, puisque vous n’êtes pas dans les ténèbres, le jour du Seigneur ne vous surprendra pas comme un voleur. En effet, vous êtes tous des fils de la lumière, des fils du jour ; nous n’appartenons pas à la nuit et aux ténèbres.

 

Répons

 

R/ Vocem meam, Domine ; * in verba tua supersperavi.

V/ Praeveni diluculo et clamavi.

V/ V/ Gloria Patri et Filio et Spiritui Sancto.

 

R/ br. Ecoute ma voix, Seigneur ;* J’ai mis tout mon espoir en ta parole. 

V/ Je devance l’aurore et j’implore. 

V/ Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit. R/

 

Cantique de Zacharie

 

Ant. : De manu omnium qui oderunt nos libera nos, Domine.

De la main de tous nos oppresseurs, délivre-nous, Seigneur.

 

Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël *

     qui visite et rachète son peuple.

Il a fait surgir la force qui nous sauve *

     dans la maison de David son serviteur.

Comme il l’avait dit par la bouche des saints, *

     par ses prophètes depuis les temps anciens.

Salut qui nous arrache à l’ennemi, *

     à la main de tous nos oppresseurs.

Amour qu’il montre envers nos pères, *

     mèmoire de son Alliance sainte.

Serment juré à notre Père Abraham, *

    de nous rendre sans crainte.

Afin que délivrés de la main des ennemis, †

nous le servions dans la justice et la sainteté, *

     en sa présence tout au long de nos jours.

Et toi, petit enfant, tu seras appelé

prophète du Très-Haut, *

     tu marcheras devant, à la face du Seigneur

     et tu prépareras ses chemins.

Pour donner à son peuple de connaître le salut *

     par la rémission de ses péchés.

Grâce à la tendresse, à l’amour de notre Dieu, *

     quand nous visite l’astre d’en-haut.

Pour illuminer ceux qui habitent les ténèbres

et l’ombre de la mort, *

     pour conduire nos pas au chemin de la paix.

 

Intercession

 

Par le Fils, et dans l’Esprit, adressons notre prière au Père qui nous aime :

 

Au matin du monde, ton Esprit sur les eaux éveillait la vie. Éveille-nous à ta louange, pour ton service. Kyrie eleison

 

À l’aube du salut, ton Esprit en Marie formait le Messie. Forme-nous à l’obéissance, pour ton règne. Christe eleison

 

Au jour de la Pentecôte, ton Esprit parlait par la bouche des Apôtres. Mets sur nos lèvres la parole qui sauve. Kyrie eleison

 

Notre Père

 

Oraison

 

Seigneur, tu ouvres à ceux qui t’aiment les richesses de ton Esprit Saint, et tu fais grandir en eux ta propre vie en leur donnant part au corps de ton Fils ; aide-les à se comporter dans le monde en enfants de Dieu appelés à la liberté : qu’ils répondent par la sainteté de leur vie à la mission prophétique de l’Église. Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur qui vit et règne dans l’unité du Saint Esprit, Dieu, pour les siècles des siècles. Amen.

 

Bénédiction

 

Conclusion de l’Heure 

 

Benedicamus Domino

Deo gratias

 

Bénissons le Seigneur

Nous rendons grâce à Dieu.

 

 

Tierce

 

 

Psalmodie après la communion

 

Psaume 118 (h 119) - VIII-IX

 

VIII

 

Ma part, Seigneur, je le déclare, *

    c'est d'observer tes Paroles.

De tout mon coeur, j'implore ta face ; *

    pitié pour moi, selon ta Promesse !

Je songe au chemin que je dois prendre; *

    vers tes Volontés, je veux tourner mes pas.

Je ne tarde pas un instant, *

    je m'empresse d'observer tes Commandements.

Les impies m'ont entouré de leurs pièges, *

    mais je n'oublie pas ta Loi.

Je me lève à minuit pour te rendre grâce, *

    te louer de tes justes Sentences.

Je suis l'ami de tous ceux qui te craignent, *

    de tous ceux qui observent tes Ordres.

Ton amour, Seigneur, emplit la terre ; *

    enseigne-moi tes Préceptes !

 

IX

 

Tu as traité ton serviteur avec bonté, *

    Seigneur, selon ta Parole.

Apprends-moi le discernement, donne-moi le savoir ! *

    Je m'en rapporte à tes Commandements.

Avant d'être affligé, je faisais fausse route, *

    mais à présent, j'observe ton Message.

Toi qui es bon et bienfaisant, *

    enseigne-moi tes Préceptes !

Les orgueilleux m'ont couvert de calomnies ; *

    moi, je mets tout mon coeur à suivre tes Ordres.

Leur coeur est comme alourdi par la graisse ; *

    pour moi, je trouve en ta Loi mes délices.

Quel bien pour moi d'avoir été dans l'affliction, *

    afin d'apprendre tes Préceptes !

Quel bien pour moi que la Loi de ta bouche, *

    plus que monceaux d'or et d'argent !

 

X

 

Tes mains m'ont fait et m'ont formé ; *

    donne-moi l'intelligence pour apprendre tes Commandements !

Ils se réjouiront ceux qui te craignent, *

    voyant qu'en ta Parole je mets mon espoir.

Je le reconnais : justes sont tes Sentences ; *

    si tu m'as affligé, c'était fidélité.

Que ton amour daigne me consoler, *

    selon ta Promesse à ton serviteur !

Que vienne pour moi ta miséricorde, et je vivrai, *

    car ta Loi fait mes délices.

Honte aux orgueilleux qui me chargent de calomnies ! *

    Pour moi, je médite sur tes Ordres.

Qu'ils cessent de m'éviter, ceux qui te craignent, *

    ceux qui ont égard à tes Volontés !

Que mon coeur soit parfait en suivant tes Préceptes ! *

    Je n'aurai plus à craindre la honte.

 

 

 

Sexte

 

Introduction 

 

V/ Dieu viens à mon aide

R/ Seigneur à notre secours.

 

Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit

pour les siècles des siècles. Amen. Alléluia

 

Hymne

 

Le jour est dans tout son éclat,

La terre est pleine de ta gloire ;

Nous t’adorons, ô Dieu puissant,

Dans la splendeur de ta lumière.

 

Eteins la flamme du péché

Et les ardeurs de la colère :

Emplis nos coeurs de ton amour

Et que ta paix nous réunisse.

 

Exauce-nous, ô Tout-Puissant,

Par Jésus Christ, ton Fils Unique,

Qui règne avec le Saint Esprit

Dès maintenant et pour les siècles. Amen.

 

Psalmodie

 

Ant. : Exurge, Domine, non conforter homo.

Lève-toi, Seigneur, que l’homme ne soit pas le plus fort.

 

 

Psaume 9

 

Je rendrai grâce à Dieu de tout mon coeur : *

    je veux raconter toutes tes merveilles.

Dieu Très-Haut, je veux chanter ton Nom *

    et me réjouir en toi, exultant d’allégresse.

Mes ennemis ont reculé devant ta face ; *

    ils ont culbuté, ils sont exterminés.

Oui, tu as fait justice en faveur de ma cause, *

    siégeant sur ton trône en juste juge.

Tu as maté les impies, fait périr les méchants, *

    et tu as effacé leur nom à tout jamais.

L’ennemi est achevé, sa mémoire a péri : *

    tu as rasé des villes, en ruines pour toujours.

Le Seigneur, à jamais siégera sur son trône, *

    trône par lui dressé, prêt pour le jugement.

Et lui, dans sa justice, il jugera le monde, *

    prononçant sur les peuples en toute rectitude.

Forteresse, le Seigneur, pour l’opprimé ! *

    Forteresse au moment de l’angoisse !

Confiance en toi, Seigneur, pour qui connaît ton Nom ! *

    Tu n’abandonnes pas ceux qui te cherchent.

Chantez au Seigneur qui trône dans Sion, *

    proclamez parmi les peuples ses hauts faits :

vengeur du sang, il se souvient, *

    il n’oublie pas le cri des malheureux.

Pitié pour moi, Seigneur, vois le mal qu’on me fait ! *

    Grâce à toi, je reviens des portes de la mort.

Alors je publierai tes louanges aux portes de Sion, *

    je danserai de joie quand tu m’auras sauvé.

L’impie est enlisé dans le trou qu’il a fait ; *

    au piège qu’il cachait, son pied s’est trouvé pris.

Le Seigneur s’est manifesté : justice est faite ; *

    le méchant, de ses mains, a préparé sa perte.

Que les méchants s’en aillent aux enfers, *

    tous ces impies qui oublient Dieu !

Les pauvres ne sont pas oubliés pour toujours, *

    ni perdu à jamais l’espoir des malheureux.

 

Dresse-toi, Seigneur, ne laisse pas triompher l’homme ! *

    Soumets les impies au jugement devant ta face !

Frappe-les d’épouvante, Seigneur ! *

    Qu’ils sachent, les impies, qu’ils ne sont que des hommes !

Pourquoi, Seigneur, rester si loin ? *

    Pourquoi te cacher aux jours de détresse ?

Plein d’orgueil, le méchant traque les malheureux ; *

    les voilà pris au piège qu’il leur tend !

Le méchant applaudit au désir de son âme ; *

    de ses rapines, il se félicite…

Il brave le Seigneur, il s’écrie : *

    « Elle est loin, sa colère ! Il ne viendra pas me chercher ! »

« Dieu n’existe pas ! » - c’est le fond de sa pensée. *

    A tous les coups, ses procédés l’emportent.

Tes jugements sont pour lui perdus dans les hauteurs. *

    Sur tous ses adversaires, il crache son mépris.

Il dit en son coeur : « Je suis inébranlable ! *

    Pour moi, pas de malheur, jamais ! »

Fraude et violence abondent dans sa bouche ; *

    sous sa langue, un venin malfaisant.

Il se tient à l’affût près des villages, *

    bien caché pour tuer l’innocent.

Des yeux, il guette un pauvre homme ; *

    bien caché, à l’affût, comme un lion dans un fourré :

à l’affût pour capturer le malheureux, *

    le capturer en l’attirant dans son filet.

Aux aguets, il attend, il se tapit : *

    en son pouvoir tombent les pauvres gens.

Il dit en son coeur : « Dieu ne fait pas attention ; *

    Dieu détourne sa face ; il ne voit jamais rien. »

Dresse-toi, Seigneur Dieu ! – Lève la main ! *

    Sois attentif, n’oublie pas les malheureux !

Comment le méchant a-t-il pu te braver *

    et dire en son coeur que tu n’irais pas le chercher ?

Pourtant tu as bien vu le mal et la souffrance, *

    mais tu observes avant qu’intervienne ta main.

A toi s’abandonnent les pauvres gens ; *

    pour l’orphelin, tu es le seul secours.

Brise le bras du méchant ! *

    Poursuis sa malice et qu’elle disparaisse !

A tout jamais, le Seigneur est roi ; *

    de son pays seront exterminés les impies.

Tu écoutes, Seigneur, le souhait des malheureux ; *

    au soupir de leur coeur, tu as tendu l’oreille.

Alors tu feras droit à l’orphelin, à l’opprimé ; *

    un homme ne sera plus la terreur du pays.

 

La Parole de Dieu : 1 Corienthiens 12, 12-13

 

Notre corps forme un tout, il a pourtant plusieurs membres ; et tous les membres, malgré leur nombre, ne forment qu’un seul corps. Il en est ainsi pour le Christ. Tous, Juifs ou païens, esclaves ou hommes libres, nous avons été baptisés dans l’unique Esprit pour former un seul corps. Tous, nous avons été désaltérés par l’unique Esprit.

 

Répons

 

V/ Père saint, garde-nous fidèles à ton nom :

que notre unité soit parfaite.

 

Oraison

 

Dieu qui as révélé à l’Apôtre Pierre ta volonté de sauver tous les hommes, accorde-nous de déployer toutes nos énergies au service de ce dessein de ton amour. Par le Christ, notre Seigneur.

 

Conclusion de l’Heure 

 

Bénissons le Seigneur

Nous rendons grâce à Dieu.

 

 

None

 

Introduction 

 

V/ Dieu viens à mon aide

R/ Seigneur à notre secours.

 

Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit

pour les siècles des siècles. Amen. Alléluia (il n’y a pas d’alléluia en Carême)

 

Hymne

 

Par toi Seigneur, tout être vit

Et trouve en toi son vrai bonheur ;

Tu guides à tout instant du jour

Ceux que tu sauves par la Croix.

 

Que ta lumière jusqu’au soir,

Vienne éclairer notre chemin ;

Et que la joie de ton retour

Nous introduise dans ta paix.

 

Exauce-nous, ô Tout Puissant,

Par Jésus Christ, ton Fils unique,

Qui règne avec le Saint Esprit

Depuis toujours et dans les siècles. Amen.

 

Psalmodie

 

Ant. : Benefac Domine, bonis et rectis corde.

Seigneur, bénis les justes et les coeurs droits.

 

Psaume 122 (h 123)

 

Vers toi, je tiens les yeux levés, *

    vers le ciel ta demeure.

Comme l’oeil des serviteurs fixe la main du maître, *

    et l’oeil de la servante, la main de sa maîtresse,

ainsi nos yeux vers le Seigneur notre Dieu, *

    dans l’espoir qu’il ait pitié.

Pitié pour nous, Seigneur ! Pitié pour nous ! *

    De tant de mépris, nous sommes saturés !

Nous avons l’âme saturée du sarcasme des repus *

    et du mépris des arrogants.

 

 

Psaume 123 (h 124)

 

Sans le Seigneur qui fut pour nous ; *

    Israël, dis-le bien haut !

Sans le Seigneur qui fut pour nous, *

    quand les hommes nous attaquèrent,

ils nous auraient alors dévorés tout vivants, *

    dans le feu de leur colère ;

alors, les eaux nous submergeaient, *

    le torrent passait sur nous ;

alors, il nous passait sur le corps, *

    le torrent d’eaux bouillonnantes.

Nous n’avons pas été la proie de leurs dents, *

    le Seigneur en soit béni !

Comme un oiseau s’échappe du filet, *

    nous voici libérés !

Il est rompu, le filet du chasseur, *

    et vite nous échappons !

Notre secours est dans le Nom du Seigneur, *

    qui a fait le ciel et la terre.

 

Psaume 124 (h 125)

 

Le peuple qui a foi dans le Seigneur

est comparable au mont Sion ; *

    rien ne peut l’ébranler, il est stable à jamais.

Jérusalem ! – les montagnes l’entourent ; *

    ainsi le Seigneur entoure son peuple,

    dès maintenant et pour toujours.

Aucun pouvoir impie sur le pays des justes, †

Dieu ne le voudra pas, *

    de peur que vers le mal ils ne tendent la main.

Répands tes bontés, Seigneur, sur les bons, *

    sur les hommes au coeur droit !

Mais ceux qui s’égarent dans leur voies détournées, †

que Dieu les rejette avec les malfaiteurs ! *

    Paix sur Israël !

 

La Parole de Dieu : 1 Corinthiens 12, 24B.25-26

 

Dieu a organisé le corps de telle façon qu’il n’y ait pas de division dans le corps, mais que les différents membres aient tous le souci les uns des autres. Si un membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance ; si un membre est à l’honneur, tous partagent sa joie.

 

Répons

 

V/ Rassemble-nous, Seigneur, du milieu des nations,

que nous rendions grâce à ton saint nom.

 

Oraison

 

Dieu qui as envoyé ton ange au centurion Corneille pour lui montrer le bon chemin, donne-nous de travailler au salut du monde : qu'avec l'humanité tout entière, en communion à ton Église, nous parvenions jusqu'à toi. Par le Christ, notre Seigneur.

 

Conclusion de l’Heure 

 

Bénissons le Seigneur

Nous rendons grâce à Dieu.

 

 

Vêpres

 

Introduction 

 

Deus in adiutorium meum intende

Domine, in adiuvandum me festina

 

Gloria Patri et Filio et Spiritui Sancto

situ erat in principio et nunc et semper

et in saecula saeculorum. Amen. Alleluia.

 

V/ Dieu viens à mon aide

R/ Seigneur à notre secours.

 

Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit

au Dieu qui est, qui était et qui vient,

pour les siècles des siècles. Amen. Alléluia (il n’y a pas d’alléluia en Carême)

 

Hymne

 

Sator princepsque temporum,

clarum diem laboribus

noctemque qui soporibus

fixo distinguis ordine.

 

Créateur et Maître des temps, 

tu fixes l’ordre qui distingue, 

pour le travail, le jour qui luit, 

et la nuit, pour notre sommeil.

 

Mentem tu castam dirige,

obscura ne silentia

ad dira cordis vulnera

telis patescant invidi.

 

Daigne conduire l’âme pure :

que le silence de la nuit

n’expose nos coeurs au Jaloux

qui veut les blesser de ses traits.

 

Vacent ardore pectora,

faces nec ullas perferant,

quae nostro haerentes sensui

mentis vigorem saucient.

 

Loin de la fièvre des passions

puissent-ils ne jamais brûler des feux

qui, s’attachant aux sens,

épuisent la vigueur de l’âme.

 

Presta, Pater piissime,

Patrique compar Unice,

cum Spiritu Paraclito,

regnans per omne saéculum. Amen.

 

Exauce-nous, Père très bon,

et toi le Fils égal au Père,

avec l’Esprit Consolateur,

régnant pour les siècles sans fin.

 

Psalmodie

 

Ant. : Saepe expugnaverunt me a iuventute mea.

Que de mal il m’ont fait dès ma jeunesse.

 

Psaume 128 (h 129)

 

Que d'oppressions j'ai subies depuis ma jeunesse ! *

    Israël, tu peux bien le dire.

Que d'oppressions j'ai subies depuis ma jeunesse, *

    sans qu'on puisse en finir avec moi !

Sur mon dos ils ont labouré, tels des laboureurs, *

    traçant d'un bout à l'autre leurs sillons.

Mais le Seigneur est juste : il a tranché mes liens, *

    les liens dont m'attachaient les impies.

Arrière ! qu'ils reculent confondus, *

    tous les ennemis de Sion !

Qu'il advienne à ces gens comme à l'herbe des toits *

    elle sèche avant même qu'on l'arrache.

Pas de quoi remplir la main du moissonneur ; *

    pas une brassée pour le lieur de gerbes ;

ni la salutation des passants qui diraient *

    « Quelle bénédiction du Seigneur ! »

Mais nous, au Nom du Seigneur, *

    Israël, nous te bénissons.

 

Ant. : De profundis clamavi ad te, Domine.

Des profondeurs, je crie vers toi, Seigneur.

 

Psaume 129 (h 130)

 

Du fond de l'abîme, je crie vers toi, Seigneur ; *

    écoute mon appel !

Que ton oreille se fasse attentive *

    à ma voix suppliante !

Si tu tiens compte des fautes, Seigneur, *

    qui pourra subsister ?

Mais auprès de toi se trouve le pardon ; *

    il nous invite à te servir.

Je mets tout mon espoir dans le Seigneur ; *

    mon âme espère en sa parole ;

oui, mon âme attend le Seigneur, *

    plus qu'un veilleur ne guette l'aurore.

Plus qu'un veilleur ne guette l'aurore, *

    attends le Seigneur, Israël !

Car auprès du Seigneur, l'amour est sans limite ; *

    auprès de lui se trouve le rachat ;

c'est lui qui pourra seul racheter Israël, *

    le racheter de toutes ses fautes.

 

Ant. : Spiret Israel in Domino.

Israël, mets ton espoir dans le Seigneur.

 

Psaume 130 (h 131)

 

Seigneur, je n'ai pas d'ambition dans le coeur, *

    ni de visées trop élevées ;

je ne prétends pas vivre dans les grandeurs, *

    ni accéder à des honneurs qui me dépassent.

Vraiment, je tiens mon âme dans le calme, *

    recueillie dans le silence,

comme un petit enfant blotti contre sa mère. *

    Oui, mon âme est en moi pareille à cet enfant.

Israël, mets ton espoir dans le Seigneur, *

    maintenant et toujours !

 

Ant. : Et omnis mansuetudinis eius.

Seigneur, souviens-toi de David et de la peine qu’il s’est donnée.

 

Psaume 131 (h 132)

 

Seigneur, souviens-toi de David *

    et de la peine qu'il s'est donnée !

Il fit ce serment au Seigneur, *

    ce voeu au Dieu Fort de Jacob :

« Jamais je n'entrerai sous ma tente *

    et jamais ne m'étendrai sur mon lit ;

je n'accorderai ni sommeil à mes yeux, *

    ni repos à mes paupières,

avant d'avoir trouvé un lieu pour le Seigneur, *

    une demeure au Dieu Fort de Jacob ! »

-Voici qu'en Ephraïm on nous en a parlé ; *

    au pays de Ya'ar nous avons trouvé l'Arche ;

allons à la demeure de Dieu, *

    prosternons-nous au pied de son trône.

- Lève-toi, Seigneur, et viens au lieu de ton repos, *

   toi et l'Arche de ta puissance !

Que tes prêtres se parent de justice, *

    que tes fidèles poussent des cris de joie !

Par égard pour David, ton serviteur, *

    ne repousse pas l'homme qui reçut ton onction !

- Le Seigneur a fait un serment à David, *

    foi jurée qu'il ne reprendra pas.

« Je prendrai un homme issu de toi, *

    pour le placer sur ton trône.

Si tes fils observent mon alliance, *

    les volontés que je leur fais connaître,

leurs fils régneront à leur tour, *

    siégeant à jamais sur ton trône. »

Car le Seigneur a fait choix de Sion ; *

    c'est là qu'il lui a plu de résider.

« Voici pour toujours le lieu de mon repos ; *

    selon mon désir, c'est en Sion que je réside.

Par ma bénédiction j'accroîtrai ses ressources, *

    procurant à ses pauvres abondance de pain ;

à ses prêtres je donnerai parure de victoire *

    et ses fidèles pousseront des cris de joie.

Là, pour David, je ferai grandir un rejeton puissant, *

    flambeau pour son ancêtre qui fut sacré par mon onction.

Je couvrirai ses ennemis de honte ; *

    je ferai sur son front resplendir sa couronne. .

La Parole de Dieu : Romains 3, 23-25A

 

Tous les hommes sont pécheurs, ils sont tous privés de la gloire de Dieu, lui qui leur donne d’être des justes par sa seule grâce, en vertu de la rédemption accomplie dans le Christ Jésus. Car Dieu a exposé le Christ sur la croix afin que, par l’offrande de son sang, il soit le pardon pour ceux qui croient en lui. Ainsi Dieu voulait manifester sa justice.

 

Répons

 

R/ br. Ad implebis me laetitia * cum vultu tuo, Domine.

V/ De lectiones in dextera tua usque in finem.

V/ Gloria Patri et Filio et Spiritui santo.

 

R./ br. Tu me combleras de joie devant la face, Seigneur 

V/ A ta droite, éternité de délices. 

V/ Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit.

 

Cantique de la Vierge Marie

 

Ant. : Respexit Dominus humilitatem meam, et fecit in me magna qui potens est.

Le Seigneur s’est penché sur son humble servante, le Puissant fit pour

moi des merveilles.

 

Mon âme exalte le Seigneur. *

    exulte mon esprit en Dieu mon Sauveur.

Il s’est penché sur son humble servante ; *

    désormais, tous les âges me diront bienheureuse.

Le Puissant fit pour moi des merveilles ; *

    saint est son nom !

Son amour s’étend d’âge en âge *

    sur ceux qui le craignent

Déployant la force de son bras, *

    il disperse les superbes.

Il renverse les puissants de leur trône, *

    il élève les humbles.

Il comble de biens les affamés, *

    renvoie les riches les mains vides.

Il relève Israel, son serviteur, *

    il se souvient de son amour,

de la promesse faite à nos pères, *

    en faveur d’Abraham et de sa race à jamais.

 

Intercession

 

Dans la confiance, prions le Christ qui fortifie son peuple et le conduit :

 

Ô Christ, Sagesse du Père, donne-nous d’entendre ta parole et de la mettre en pratique. Kyrie eleison

 

Lumière des nations, éclaire ceux qui les gouvernent : qu’ils soient attentifs au bien des peuples. Christe eleison

 

Gloire du Père, vie et résurrection de nos morts, reçois-les dans ton Royaume. Kyrie eleison

 

Notre Père

 

Oraison

 

Seigneur Dieu, à toi le jour, à toi les nuits ! Tu nous les donnes pour rythmer notre vie : à travers ombres et lumières, conduis-nous au jour qui ne finira pas. Par Jésus Christ, ton Fils notre Seigneur qui vit et règne avec toi dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu, pour les siècles des siècles. Amen.

 

Bénédiction

 

Conclusion de l’Heure 

 

Benedicamus Domino

Deo gratias

 

Bénissons le Seigneur

Nous rendons grâce à Dieu.

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