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Vigiles 

Introduction 

 

V/ Dieu viens à mon aide

R/ Seigneur à notre secours.

 

Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit

pour les siècles des siècles. Amen. Alléluia

 

Hymne

 

Christe precamur adnuas

orantibus servis tuis,

iniquitas haec saeculi

ne nostram captivet fidem.

 

De grâce, ô Christ, sois favorable

aux prières de tes fidèles ;

que toute illusion de ce monde,

n’entrave jamais notre foi.

 

Non cogitâmes impie,

invideamus nemini,

laesi non recdamus vicem,

vincamus in bono malum.

 

Ne pensons rien qui soit mauvais,

ne jalousons jamais personne ;

n’allons pas rendre coup pour coup,

triomphons du mal par le bien.

 

Absit nostris e cordibus

ira, dolos, superbia :

absistat avariția,

malorum radix omnium.

 

Que soient tenus loin de nos coeurs,

l’orgueil, la ruse et la colère,

loin de nous les désirs mauvais,

l’origine de tous les maux.

 

Conservet pacis gaedera

non simulata caritas :

sit illibata castitas

credulitate perpetui.

 

Que la charité nous habite

préservant les liens de la paix ;

que notre coeur soit vraiment pur

pour une foi sans défaillance.

 

Sit Christe, rex piissime,

tibi Patrique gloria

cum Spiritu Paraclito,

in sempiterna saecula.

 

Ô Christ, ô roi plein de bonté

gloire à toi et gloire à ton Père,

avec l’Esprit Consolateur

dès maintenant et pour les siècles. Amen.

 

1er nocturne

 

PSAUME 65 (h 66)

 

Acclamez le Seigneur, terre entière,  

célébrez la gloire de son Nom, 

    glorifiez-le par votre louange !

Dites à Dieu : « Que tes actions sont prodigieuses ! 

    Au vu de ta force, tes ennemis cherchent ta faveur.

Toute la terre se prosterne devant toi ; 

    elle te chante, elle chante ton Nom. » 

Venez contempler les hauts faits du Seigneur, 

    les prodiges qu'il a faits pour des humains.

Il changea la mer en terre ferme

    on traversait le bras de mer à pied sec.

En lui donc, mettons notre joie !

    Il domine à jamais par sa puissance.

Du regard il surveille les nations ;

    que n'aillent pas se dresser contre lui les rebelles !

Peuples, bénissez notre Dieu, 

    faites retentir sa louange !

C'est lui qui nous ramène à la vie ;

    il n'a pas laissé notre pied trébucher. Ant.

Pourtant, Seigneur, tu nous as éprouvés ;

tu nous as purifiés comme argent au creuset ;

    tu nous as engagés dans un piège, 

tu as fait peser un fardeau sur nos reins,

    tu as courbé nos têtes sous la domination d'un homme.

Nous avons passé par le feu et par l'eau ;

    mais, grâce à toi, nous en sortons, nous respirons. 

Je viens dans ta maison offrir des holocaustes ; 

    envers toi j'accomplis mes voeux,

les voeux qui me sont venus aux lèvres,

    ceux que ma bouche a prononcés dans ma détresse.

Je veux t'offrir de gras holocaustes, † 

avec la fumée des béliers ; * 

    j'apprête des taureaux et des boucs.

Venez m'écouter, vous tous qui craignez Dieu ! 

    je vous raconterai ce qu'il a fait pour moi.

Vers lui ma bouche a lancé mon appel, 

    et déjà ma langue était prête à l’exalter.

Je ne voyais pas de malice en mon coeur ; 

    autrement le Seigneur n'aurait pas écouté.

Mais voyez : le Seigneur m'a écouté, 

    attentif à la voix de ma prière.

Béni soit le Seigneur ! †

Il n'a pas écarté ma prière ; * 

    il ne m'a pas retiré son amour.

 

Psaume 52

 

L'insensé dit en son coeur ; "Dieu n'existe pas !" *

    Leur conduite est corrompue abominable ; 

    pas un qui fasse le bien !

Du haut des cieux, le Seigneur se penche 

vers les fils d'Adam, *

    pour voir s'il en est un de sensé, 

    quelqu'un qui cherche Dieu.

Ils sont tous dévoyés, 

tous ensemble pervertis ; *

    pas un qui fasse le bien, 

    pas même un seul !

N'ont-ils rien compris, tous ces malfaisants ? *

    ils se nourrissent bien en dévorant mon peuple ;

    ils n'invoquent pas le Seigneur.

Mais les voilà saisis de panique, 

car Dieu va disperser les puissants ; *

    ces mécréants seront confondus :

     le Seigneur va les rejeter.

Qui fera venir de Sion le salut d'Israël ? *

    Quand Dieu ramènera son peuple de l'exil, 

    Allégresse en Jacob et joie pour Israël.

 

Psaume 53

 

Mon Dieu, par ton Nom, sauve-moi !

    Par ta puissance, fais triompher ma cause !

Mon Dieu, écoute ma prière,

    prête l'oreille aux paroles de ma bouche !

Des orgueilleux se dressent contre moi †

ils en veulent à ma vie, ces violents ; *

    et de Dieu ils ne tiennent pas compte.

Voici que Dieu me vient en aide ;

    Le Seigneur se fait le soutien de ma vie.

Que retombe le mal sur mes adversaires !

    Dieu fidèle, viens les anéantir !

De grand coeur, je t'offrirai le sacrifice ;

    célébrant ton Nom, je louerai sa bonté :

il m'a délivré de toute ma détresse,

    et je peux regarder de haut mes ennemis.

 

Psaume 54

 

Mon Dieu, entends ma prière,

    ne te dérobe pas à ma demande !

Ecoute-moi, je t’en supplie, exauce-moi !

    Dans mon chagrin je ne tiens plus en place.

Je suis bouleversé par les cris de l’ennemi,

    par les injures des méchants.

Ils déchaînent sur moi le malheur ;

    pleins de rage, ils s’acharnent contre moi.

Mon cœur tressaille dans ma poitrine ;

    la terreur m’a saisi.

Crainte et tremblement m’envahissent ;

    je suis plongé dans l’épouvante.

Qui me donnera les ailes de la colombe,

    que je m’envole et trouve le repos ?

Alors je m’enfuirais bien loin, 

    pour chercher asile au désert.

Je gagnerais bien vite un refuge,

    à l’abri de ce vent de tempête,

loin de cet ouragan dévastateur,

    Seigneur, loin de ce flot de calomnie !

Car je vois la violence et la discorde dans la ville :

    jour et nuit, elles rôdent sur les remparts.

Au-dedans, le crime et l’oppression ; partout le malheur ;

    fraude et brutalité ne quittent pas ses places.

Si l’insulte m’était lancée par un adversaire,

    je pourrais le supporter.

Si l’agression venait de mon ennemi,

    je pourrais me dérober.

Mais toi, l’un de mes compagnons,

    toi que je fréquentais, que je connaissais bien !

Il nous était si bon d’être ensemble

    dans la maison de Dieu !

Que la mort les surprenne, 

    et qu’à l’instant ils disparaissent !

Qu’ils soient engloutis tout vivants dans l’Abîme !

    Car la perversité s’est installée chez eux.

Pour moi, je crie vers Dieu,

    et le Seigneur me sauvera.

Le soir et le matin et à midi, 

    je me plains en gémissant.

Il entendra  ma voix et me délivrera, 

    il va m’établir dans la paix ;

il va me soustraire à leurs attaques :

    quelle armée contre moi !

Que Dieu m’entende et les réprime, 

     lui qui règne dès l’origine !

Avec ces gens-là rien à espérer : 

    ils ne craignent pas Dieu.

On va jusqu’à porter la main sur ses amis, 

    jusqu’à violer ses alliances.

Le visage n’est que douceur,  

    mais le cœur fait la guerre.

Des paroles remplies d’onction,

    mais ce sont des poignards.

Décharge-toi de ton fardeau sur le Seigneur ;

il prendra soin de toi ;

    il ne laissera pas toujours le juste chanceler.

Toi, mon Dieu, tu les précipites au fond de l’Abîme,

    ces hommes de sang et de fraude.

Ils s’en iront dans la force de l’âge ;

    et moi, je mets en toi mon espérance.

 

Psaume 55

 

Pitié, mon Dieu ! On s’acharne contre moi ;

    tout le jour, on m’attaque, on me harcèle.

Tout le jour, mes ennemis s’acharnent ;

     ils sont une foule à m’attaquer. 

Au moment où j’ai peur, Dieu très haut,

     je mets en toi ma confiance.

Le Seigneur, je chante sa promesse ;

en Dieu, j’ai foi ; je n’ai plus peur ;

    que pourrait me faire un être de chair ?

Tout le jour, ils ont des paroles blessantes ;

    ils ne font que ruminer des projets contre moi.

Ils s’assemblent pour me nuire,

à l’affût, ils épient mes démarches,

    car ils veulent ma mort.

Après un tel crime vont-ils être quittes ?

    Dans ta colère, ô mon Dieu, renverse tous ces gens !

Mon Dieu, tu as inscrit mes plaintes ;

    tu as pris soin de recueillir mes larmes.

Alors mes ennemis vont reculer,

    j’en suis sûr, car le Seigneur est pour moi.

Le Seigneur, je chante sa promesse ;

en Dieu, j’ai foi ; je n’ai plus peur ;

    que pourrait me faire un homme ?

Mon Dieu, je me suis engagé par des vœux :

    j’accomplirai les sacrifices de louange.

Car tu m’as délivré de la mort,

    pour que je marche devant Dieu, à la lumière de la vie.

 

 

La Parole de Dieu :  Juges 8, 22-23.30-32; 9,1-15.19-20

8.22 Les gens d’Israël dirent à Gédéon : « Sois notre maître, toi, puis ton fils, puis ton petit-fils, car tu nous as sauvés de la main de Madiane. »
8.23 Gédéon répondit : « Moi, je ne serai pas votre maître, pas plus que mon fils. C’est le Seigneur qui sera votre maître. »
8.30 Il eut soixante-dix fils, issus de lui, car il avait beaucoup de femmes.
8.31 Sa concubine, qui habitait Sichem, lui enfanta, elle aussi, un fils, qu’il nomma Abimélek.
8.32 Gédéon, fils de Joas, mourut après une heureuse vieillesse et il fut enseveli dans le tombeau de Joas, son père, à Ofra d’Abiézer.
9.01 Abimélek, fils de Yeroubbaal, alla trouver à Sichem les frères de sa mère et leur parla, ainsi qu’à tout le clan de la maison paternelle de sa mère. Il leur dit :
9.02 « Faites entendre ceci à tous les notables de Sichem : Que vaut-il mieux pour vous ? Avoir pour maîtres les soixante-dix fils de Yeroubbaal, ou avoir pour maître un seul homme ? Souvenez-vous que moi, je suis de vos os et de votre chair. »
9.03 Les frères de sa mère firent entendre ces paroles à tous les notables de Sichem. Leur cœur pencha pour Abimélek, car ils se disaient : « C’est notre frère ! »
9.04 Ils lui donnèrent soixante-dix pièces d’argent du temple de Baal-Berith, avec lesquelles il recruta des vauriens et des aventuriers qui marchèrent à sa suite.
9.05 Puis il entra dans la maison de son père, à Ofra, et il tua ses soixante-dix frères, les fils de Yeroubbaal, sur une même pierre. Seul survécut Yotam, le plus jeune, qui s’était caché.
9.06 Tous les notables de Sichem et ceux de la maison du Terre-Plein se réunirent et vinrent proclamer roi Abimélek, près du chêne de la Pierre-Dressée qui est à Sichem.
9.07 On l’annonça à Yotam. Celui-ci vint se poster sur le sommet du mont Garizim et il cria de toutes ses forces : « Écoutez-moi, notables de Sichem, et Dieu vous écoutera !
9.08 Un jour, les arbres se mirent en campagne pour se donner un roi et le consacrer par l’onction. Ils dirent à l’olivier : “Sois notre roi !”
9.09 L’olivier leur répondit : “Faudra-t-il que je renonce à mon huile, qui sert à honorer Dieu et les hommes, pour aller me balancer au-dessus des autres arbres ?”
9.10 Alors les arbres dirent au figuier : “Viens, toi, sois notre roi !”
9.11 Le figuier leur répondit : “Faudra-t-il que je renonce à la douceur et à la saveur de mes fruits, pour aller me balancer au-dessus des autres arbres ?”
9.12 Les arbres dirent alors à la vigne : “Viens, toi, sois notre roi !”
9.13 La vigne leur répondit : “Faudra-t-il que je renonce à mon vin, qui réjouit Dieu et les hommes, pour aller me balancer au-dessus des autres arbres ?”
9.14 Alors tous les arbres dirent au buisson d’épines : “Viens, toi, sois notre roi !”
9.15 Et le buisson d’épines répondit aux arbres : “Si c’est de bonne foi que vous me consacrez par l’onction pour être votre roi, venez vous abriter sous mon ombre ; sinon, qu’un feu sorte du buisson d’épines et dévore jusqu’aux cèdres du Liban !” »
9.19 Si, en ce jour, vous avez agi dans la fidélité et l’intégrité envers Yeroubbaal et sa maison, qu’Abimélek fasse votre joie, et vous la sienne !
9.20 Mais s’il n’en est pas ainsi, qu’un feu sorte d’Abimélek, et qu’il dévore les notables de Sichem, ainsi que la maison du Terre-Plein ! Et que des notables de Sichem et de la maison du Terre-Plein, un feu sorte pour dévorer Abimélek ! »

 

Répons

 

Deus in nomine tuo salvum me fac Domine.

V/ Et in misericordia tua libera me.

V/ Gloria Patri et Filio et Spiritui Sancto

 

Dieu, par ton nom, sauve-moi

V/ Dans ta miséricorde, libère-moi

V/ Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit.

 

2ème nocturne

 

Psaume 57

 

Vous qui êtes des dieux, rendez-vous vraiment la justice ?

    Gouvernez-vous selon le droit les fils d’Adam ?

Mais non, vous commettez sciemment des injustices ;

     vous ne répartissez dans le pays que la violence.

Ils sont dévoyés, ces méchants, depuis leur naissance ;

    dès l’aube de leur vie ces menteurs s’égarent.

Ils ont du venin, ils sont comme un serpent :

    vipère qui se rend sourde en se fermant l’oreille,

vipère qui n’entend ni la voix du charmeur,

    ni l’incantation du plus habile magicien.

Mais Dieu va leur briser les dents ;

    le Seigneur cassera les crocs de ces lions.

Ils s’en iront comme de l’eau, d’eux-mêmes ils s’enfuiront ;

    que Dieu tire sur eux ses flèches : ils périront.

Pareils à la limace qui s’en va en fondant,

    tel un enfant mort-né, ils ne verront plus le soleil.

A l’improviste, ils seront arrachés comme un buisson d’épines ;

    tout vivants, Dieu les emportera dans sa colère.

Joie pour le juste qui verra la vengeance,

    quand ses pieds baigneront dans le sang de l’impie !

Et chacun pourra dire : « On gagne à être juste ;

    Il existe un Dieu qui juge sur la terre. »

 

Psaume 58

 

Délivre-moi de mes ennemis, mon Dieu,

    protège-moi de mes agresseurs !

Délivre-moi de ces criminels,

    sauve-moi de ces bandits sanguinaires !

Les voici aux aguets pour me perdre ;

    en force ils s’ameutent contre moi.

Je n’ai rien fait de mal, aucun péché, 

    et pourtant ils accourent, ils prennent position.

Mais toi, Seigneur Sabaoth,

    réveille-toi viens et regarde !

Lève-toi pour châtier tous ses païens,

    sois sans pitié pour ces perfides criminels !

Ils reviennent chaque soir,

comme des chiens ils aboient,

    ils errent dans la ville ;

ils rôdent, cherchant à dévorer ; 

    et tant qu’ils ne sont pas repus ils grondent.

Voici qu’à pleine bouche, ces gens vocifèrent ;

    les paroles de leurs lèvres sont des épées.

Mais toi, Seigneur, tu les tournes en dérision,

    tu te moques de tous ces païens.

 O ma force, vers toi je fixe mon regard ;

    oui, Seigneur, tu es ma forteresse !

Dans son amour, mon Dieu viendra me secourir ;

    le Seigneur me fera triompher de mes oppresseurs.

Sois impitoyable envers eux, 

de peur qu’ils n’égarent mon peuple ;

    disperse-les par ta puissance et renverse-les !

Livre-les, Seigneur, au châtiment mérité par leur bouche ;

    qu’ils soient victimes de l’arrogance de leurs lèvres !

Achève-les pour les blasphèmes 

et les mensonges qu’ils débitent !

    Dans ta colère, achève-les, qu’ils soient anéantis !

On saura que Dieu est le maître en Jacob,

    qu’il domine jusqu’aux extrémités de la terre.

Et moi, je veux chanter ta force,

    chaque matin acclamer ton amour.

Tu as été pour moi une forteresse, 

    un refuge au  jour de la détresse.

O ma force, je veux te célébrer ;

oui, Seigneur, tu es ma forteresse !

    O mon Dieu, toi qui m’aimes !

 

Psaume 59

 

Seigneur, tu nous as rejetés, malmenés ; *

    tu étais irrité ;  reviens vers nous !

Tu as ébranlé, disloqué le pays ; *

    répare ses brèches ; il s’effondre.

Tu as mis ton peuple à rude épreuve ; *

    tu lui as fait boire un vin qui tourne la tête.

A ceux qui te craignent tu  donnes un signal : *

    c’est de décamper sous le tir de l’arc.

Pour que tes biens-aimés soient délivrés, *

    sauve-les par ta droite : exauce-nous !

Oracle du Seigneur dans son temple : †

    « Victoire ! je vais partager Sikem ; *

la vallée de Soukkot, j’en prendrai possession. »

    « Galaad est à moi ; Manassé est à moi ;

Ephraïm est devenu mon casque, *

    Juda, mon bâton de commandement. »

« Moab est le bassin où je me lave ; †

sur Edom je pose ma sandale ; *

    contre la Philistie je crie victoire ! »

Mais qui nous mènera dans leur citadelle, *

    qui nous guidera jusqu’en Edom ?

N’est-ce pas toi, Seigneur, et pourtant tu nous as rejetés, *

    tu ne t’avances plus avec nos armées.

Accorde-nous ton aide contre l’oppression : *

    le secours humain n’est que vanité.

Avec le Seigneur nous ferons des prouesses ; *

    lui-même écrasera nos oppresseurs.

 

Lecture patristique

 

TERTULLIEN 

 

 

VOICI CE QUE LE SEIGNEUR NOUS DEMANDE AVANT TOUT

 

Dieu seul peut nous apprendre comment il veut que nous le priions. Il montre lui-même ce que notre prière doit contenir, et il la remplit de son Esprit au moment où elle sort de sa bouche. Ainsi, cette prière à l'avantage de monter au ciel en touchant le cœur du Père avec les paroles que le Fils nous a enseignées.

Mais le Seigneur voit tout ce qui est nécessaire aux hommes. C'est pourquoi, quand il a fini de nous apprendre cette prière, il ajoute : "Demandez et vous recevrez". En effet, il y a des demandes que nous pouvons faire suivant les événements. Mais il faut d'abord dire cette prière du Seigneur. C'est la première prière et la plus importante. Ensuite, on peut ajouter d'autres demandes selon les désirs de notre cœur. Mais souvenons-nous des commandements du Seigneur. Oui, si nous sommes loin des commandements de Dieu, nous sommes loin aussi de ses oreilles !

Quand on se souvient des commandements de Dieu, cela ouvre pour la prière le chemin vers le ciel. Voici ce que le Seigneur nous demande avant tout : si tu t'es disputé avec ton frère, ou si tu lui as fait du mal, mets-toi d'accord avec lui avant de te présenter devant l'autel de Dieu. Comment peux-tu recevoir la paix de Dieu si tu n'as pas la paix ? Comment peux-tu recevoir le pardon de tes fautes si tu ne donnes pas le pardon ? 

Si tu es en colère contre un frère, comment le Père peut-il écouter ta prière ? En effet, Dieu nous a interdit toute colère, même un début de colère. 

Rappelons-nous l'histoire de Joseph, notre ancêtre (Gn. 45, 25) Joseph renvoie ses frères et il leur demande de lui ramener son père. II dit : "Ne vous disputez pas en chemin." Par-là, il nous donne un conseil. En effet, on appelle souvent notre façon de vivre : "le chemin". Alors, quand nous sommes en marche sur le chemin de la prière, ne nous avançons pas vers le Père avec la colère dans le cœur. La loi de Moïse commande : "Tu ne tueras pas." Le Seigneur va plus loin : il interdit la colère contre ton frère. II ne permet même pas de la soulager par une parole méchante. L'apôtre Paul nous avertit : "Si tu te mets en colère, retrouve la paix avant le coucher du soleil" (Ep. 4, 26.) Vois comme c'est dangereux : si tu refuses de pardonner à ton frère, tu vas passer une journée sans prier ! Ou bien, si tu continues à détester ton frère, ta prière sera perdue !

 

Notre Père 9-11

 

Oraison

 

Seigneur Dieu,
force de ceux qui espèrent en toi, +
sois favorable à nos appels : *

puisque mortels et fragiles, nous ne pouvons rien sans toi,

donne-nous toujours le secours de ta grâce ; /

ainsi pourrons-nous, en observant tes commandements,

vouloir et agir de manière à te plaire.

Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur, +

qui vit et règne avec toi dans l’unité du Saint-Esprit, /

Dieu, pour les siècles des siècles.

 

Conclusion de l'Heure

 

Bénissons le Seigneur

Nous rendons grâce à Dieu

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