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Vigiles du Vendredi 1er mai

 

Introduction

 

V/ Dieu, viens à mon aide,
R/ Seigneur, à notre secours.

 

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
pour les siècles des siècles.
Amen. (Alléluia.)

 

Hymne

 

Æterne sol, qui lumine
creata comples omnia,
suprema lux et mentium,
Te corda nostra concinunt.

 

Soleil lumineux de clarté

qui remplis toute créature

lumière suprême de nos âmes

c’est toi que célèbrent nos coeurs

 

Tuo fovente Spiritu,
Hic viva luminaria
Fulsere, per quae saeculis
Patent salutis semitae.

 

Embrasés par ton esprit saint,

de vivants luminaires s’allument

ouvrant pour les siècles à venir

des chemins de salut pour tous.

 

Quod verba missa caelitus,
natíva mens quod exhibet,
per hos ministros gratiæ
novo nitore claruit.

 

L’enseignement de la parole

venue du ciel par la raison,

avec ces ministres de grâce,

a lui d’une clarté nouvelle.

 

Horum coronæ particeps,
doctrina honestus lucida,
hic vir beatus splenduit
quem prædicamus laudibus.

 

Le bienheureux que nous chantons

prend part à leurs saintes couronnes

tenant de sa doctrine, la gloire

qui lui valut tant de louanges.

 

Ipso favente, quaesumus,
nobis, Deus, percurrere
da veritatis tramitem,
possimus ut te consequi.

 

Par son aide, Dieu, nous te prions,

donne-nous de suivre la Voie,

de vérité, de sainte vie

en ton Christ qui nous mène à toi.

 

Praesta, Pater piissime,
Patrique compar Unice,
cum Spiritu Paraclito
regnans per omne saeculum. Amen.

 

Exauce-nous, Père très bon,

par la médiation de ton Fils,

dans l’Esprit Saint, consolateur,

régnant sans fin pour tous les siècles. Amen

 

 

Psalmodie

1er nocturne

 

Psaume 102 (h 103)

 

Bénis le Seigneur, ô mon âme,

et du fond de mon être béni soit son saint Nom !

Bénis le Seigneur, ô mon âme ;

garde-toi d'oublier ce qu'il a fait pour toi,

lui qui pardonne tous tes péchés, 

qui te guérit de toute maladie ;

contre la mort il se fait ton protecteur, 

t'enveloppant d'amour et de tendresse ;

il te comble de biens tout le long de ta vie 

et comme l'aigle tu retrouves ta jeunesse.

Le Seigneur fait toujours oeuvre de justice ; 

il fait droit à tous les opprimés.

A Moïse il a révélé sa manière d'agir ;

aux enfants d'Israël il fit voir ses hauts faits.

Le Seigneur est tendresse et pitié, 

lent à la colère et plein d'amour ;

il ne prolonge pas sans fin ses reproches ; 

il ne reste pas pour toujours irrité ;

il ne nous traite pas selon nos offenses ; 

il ne nous rend pas selon nos péchés.

Grande est la hauteur des cieux au-dessus de la terre ;

grande la force de son amour en faveur de ceux qui le craignent.

Autant l'Orient est loin de l'Occident, 

autant il écarte loin de nous nos fautes.

Aussi tendre qu'un père pour ses enfants, 

tendre est le Seigneur pour qui le craint.

Il sait bien comment nous avons été façonnés ; 

il n'oublie pas que nous sommes poussière ;

l'homme ! ses jours passent comme l'herbe ;

comme la fleur des champs il n'a qu'un bref éclat ;

un souffle de vent : il n'est plus ; 

là-même où il vivait, il devient inconnu.

Mais l'amour du Seigneur est éternel envers ceux qui le craignent ; 

il étend le bienfait de sa justice aux enfants de leurs enfants ;

il traite ainsi ceux qui gardent son alliance, 

ceux qui s'appliquent à observer ses préceptes.

Le Seigneur a fixé son trône dans les cieux ; 

sur l'univers il exerce sa royauté.

Bénissez le Seigneur, vous, ses anges, 

puissants guerriers exécutant ses ordres ! (...)

Bénissez le Seigneur, vous, toutes ses armées, 

toujours à son service, exécutant ses volontés !

Bénissez le Seigneur, vous, toutes ses oeuvres, 

dans toutes les parties de son empire !

 

Bénis le Seigneur, ô mon âme !

 

Psaume 106

Alléluia !

Rendez grâce au Seigneur car il est bon !

    Eternel est son amour !

A vous de le dire, vous qu’il a rachetés,   

    vous qu’il a délivrés des mains de l’oppresseur, 

vous qu’il a rassemblé des pays étrangers,   

    du Levant, du Couchant, du Nord et du Midi.

Voyez ceux qui s’égarent dans le désert,  

    sans trouver le chemin vers un lieu habité ;   

Ils souffrent de la faim et de la soif     

    et leurs forces les abandonnent ;   

dans leur angoisse ils ont crié vers le Seigneur   

    et le Seigneur les a tirés de leur détresse ;   

il les a conduits par le bon chemin,   

    les menant tout droit vers un lieu habité.

Qu’ils rendent grâce au Seigneur de son amour,    

    des merveilles qu’il accomplit en faveur des fils d’Adam !  

Il a désaltéré celui qui avait soif ;   

    l’homme affamé, il l’a comblé de biens.

D’autres gisaient dans les ténèbres et l’ombre de la mort,   

    malheureux prisonniers dans les fers ;   

ils avaient résisté aux paroles de Dieu,   

    méprisant les desseins du Très-Haut ;   

mais les voici le cœur dompté par les souffrances,  

    privés de tout secours quand ils défaillent ;   

dans leur angoisse ils ont crié vers le Seigneur   

    et le Seigneur les a sauvés de leur détresse ;   

il  les a tirés de l’ombre de la mort ; 

  il a brisé leurs chaînes.

Qu’ils rendent grâce au Seigneur de son amour,   

    des merveilles qu’il accomplit en faveur des fils d’Adam !

Il a forcé les portes de bronze ;   

    il en a fracturé les barres de fer.

D’autres, perdant le sens à force de pécher, 

    font leur propre malheur par suite de leurs fautes ;  

ils n’ont plus que dégoût pour la nourriture ;  

    les voici arrivés aux portes de la mort ;  

dans leur angoisse ils ont crié vers le Seigneur   

    et le Seigneur les a sauvés de leur détresse ;  

il a envoyé sa parole afin de les guérir ;  

    il les arrachés à la mort.

Qu’ils rendent grâce au Seigneur de son amour,  

    des merveilles qu’il accomplit en faveur des fils d’Adam !

Qu’ils offrent des sacrifices d’action de grâce,   

    qu’ils racontent ses œuvres avec des chants de joie !

Certains s’embarquent sur des navires,  

    exerçant leur métier en parcourant les mers ;  

ils sont témoins des œuvres du Seigneur :   

    merveilles qu’il accomplit sur l’étendue des eaux ;  

d’ un mot il suscite un vent de tempête,   

    soulevant les vagues de la mer ;  

montant jusqu’au ciel et plongeant dans l’abîme,  

    ils perdent cœur dans ce danger ;  

pris de vertige et titubant comme un ivrogne,  

    ils voient réduit à rien leur savoir de marins ;   

dans leur angoisse ils ont crié vers le Seigneur    

    et le Seigneur les a tirés de leur détresse ;   

de la tempête il fit une  brise légère ;  

    les vagues de la mer sont apaisées ;  

ce retour au calme les a remplis de joie  

    et Dieu les a conduit au port où ils allaient.

Qu’ils rendent grâce au Seigneur de son amour,  

    des merveilles qu’il accomplit en faveur des fils d’Adam !

qu’ils l’exaltent dans l’assemblée du peuple ;  

    au milieu des anciens qu’ils chantent sa louange !

C’est lui qui change en désert un pays de rivières,    

    une région de sources en un sol desséché,  

une terre fertile en étendue salée,   

    quand il punit les habitants de leur malice.

Mais c’est lui qui change un désert en pays gorgé d’eau ;  

    dans une terre aride il fait jaillir des sources ;  

il établit en ce lieu les affamés  

    pour y bâtir une ville et l’habiter,   

ensemencer des champs, planter des vignes  

    et récolter des fruits en abondance ;

Dieu les bénit et ils se multiplient de plus en plus ;  

    le nombre de leurs bêtes est loin de se réduire .

Plus tard, opprimés, réduits en nombre,  

    ils souffrent vexations, malheurs et désespoir.

Mais le Seigneur accable les puissants sous le mépris,  

    les jetant dans un désarroi sans issue ;  

il relève le pauvre de sa misère ;  

    il accroît les familles autant que les troupeaux.

A cette vue, joie pour les hommes droits !  

    aucun homme pervers n’ouvrira plus la bouche ;

Qui aura la sagesse de bien observer  

    et de reconnaître l’amour du Seigneur ?

 

La Parole de Dieu : Apocalypse de saint Jean 4, 1-11

 

01 Après cela, j’ai vu : et voici qu’il y avait une porte ouverte dans le ciel. Et la voix que j’avais entendue, pareille au son d’une trompette, me parlait en disant : « Monte jusqu’ici, et je te ferai voir ce qui doit ensuite advenir. »

02 Aussitôt je fus saisi en esprit. Voici qu’un trône était là dans le ciel, et sur le Trône siégeait quelqu’un.

03 Celui qui siège a l’aspect d’une pierre de jaspe ou de cornaline ; il y a, tout autour du Trône, un halo de lumière, avec des reflets d’émeraude.

04 Tout autour de ce Trône, vingt-quatre trônes, où siègent vingt-quatre Anciens portant des vêtements blancs et, sur leurs têtes, des couronnes d’or.

05 Et du Trône sortent des éclairs, des fracas, des coups de tonnerre, et sept torches enflammées brûlent devant le Trône : ce sont les sept esprits de Dieu.

06 Devant le Trône, il y a comme une mer, aussi transparente que du cristal. Au milieu, autour du Trône, quatre Vivants, ayant des yeux innombrables en avant et en arrière.

07 Le premier Vivant ressemble à un lion, le deuxième Vivant ressemble à un jeune taureau, le troisième Vivant a comme un visage d’homme, le quatrième Vivant ressemble à un aigle en plein vol.

08 Les quatre Vivants ont chacun six ailes, avec des yeux innombrables tout autour et au-dedans. Jour et nuit, ils ne cessent de dire : « Saint ! Saint ! Saint, le Seigneur Dieu, le Souverain de l’univers, Celui qui était, qui est et qui vient. »

09 Lorsque les Vivants rendent gloire, honneur et action de grâce à celui qui siège sur le Trône, lui qui vit pour les siècles des siècles,

10 les vingt-quatre Anciens se jettent devant Celui qui siège sur le Trône, ils se prosternent face à celui qui vit pour les siècles des siècles ; ils lancent leur couronne devant le Trône en disant :

11 « Tu es digne, Seigneur notre Dieu, de recevoir la gloire, l’honneur et la puissance. C’est toi qui créas l’univers ; tu as voulu qu’il soit : il fut créé. »

 

Répons

Gavisi sunt discipuli, alléluia, alleluia

viso Domino, alleluia, alleluia

Gloria Patri et Filio et Spiritui Sancto, alleluia, alleluia.

 

Les disciples furent remplis de joie , alléluia, alléluia

à la vue du Seigneur, alléluia, alléluia

Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit, alléluia, alléluia.

 

 

2ème nocturne

 

Psaume 107

Mon cœur est prêt, Seigneur,   

mon cœur est prêt !

Je veux chanter, te louer par des psaumes :   

c’ est toi qui es ma gloire !

Eveillez-vous, éveillez-vous, luth et cithare !

je veux éveiller l’aurore.

Je vais te célébrer, Seigneur, parmi les peuples,   

te louer parmi les nations.

Ton amour s’élève au-dessus des cieux,  

jusqu’aux nues ta fidélité.

Domine, Seigneur, au-dessus des cieux,   

sur toute la terre fais resplendir, ta gloire !

Pour que tes biens-aimés soient délivrés,   

sauve-les par ta droite : exauce-nous !

Oracle du Seigneur dans son temple :

« Victoire ! Je vais partager Sikem ;  

la vallée de Soukkot, j’en prendrai possession »

« Galaad est à moi ; Manassé est à moi ;   

Ephraïm est devenu mon casque,   

Juda, mon bâton de commandement. »

« Moab est le bassin où je me lave ;   

sur Edom je pose ma sandale ;   

contre la Philistie je crie victoire ! »

Mais qui nous mènera dans leur citadelle   

qui nous guidera jusqu’en Edom ?

N’est-ce pas toi, Seigneur, et pourtant tu nous as rejetés,  

tu ne t’avances plus avec nos armées.

Accorde-nous ton aide contre l’oppression :   

le secours humain n’est que vanité.

Avec le Seigneur nous ferons des prouesses ;  

lui-même écrasera nos oppresseurs.

 

 

Psaume 108 

 

Mon Dieu, dont je chante la louange, sors de ton silence !

    Fourbes et méchants ouvrent la bouche contre moi.

On tient à mon sujet des propos mensongers ;

je suis entouré de paroles de haine ;  

ils me persécutent sans motif ;   

malgré mes preuves d’amitié ils m’accusent ;   

et moi, je ne fais que prier ;   

ils me rendent le mal pour le bien,  

de la haine en échange de mon amitié :

« Chargeons un scélérat de l’attaquer,   

de se placer en accusateur à sa droite ;   

qu’à l’issue du procès il soit jugé coupable ;  

que sa prière soit traitée comme un péché !

Que les jours de sa vie soient écourtés ;   

qu’un autre le supplante dans sa charge ;   

que ses enfants deviennent orphelins ;    

que sa femme devienne veuve ;   

qu’ils errent, vagabonds et mendiants,    

quand on les chassera de leur maison en ruine ; 

que l’usurier ravisse tout son bien   

et que les étrangers pillent le fruit de son labeur ;   

qu’il n’y ait personne pour lui rester favorable, 

personne pour avoir pitié de ses orphelins ;  

que sa postérité s’en aille à sa perte    

et qu’après ses enfants leur nom soit effacé !

Mémoire soit gardée des fautes de ses pères ;   

point ne soit effacé le péché de sa mère !

Que leur iniquité soit toujours présente au Seigneur,   

pour qu’il retranche de la terre leur mémoire ! »

Voilà comme on n’a pas souci d’agir avec bonté,     

persécutant jusqu’à la mort un malheureux,   

un pauvre au cœur abattu.

Sur qui aime à maudire que vienne la malédiction :

s’il ne veut pas bénir, loin de lui la bénédiction !

Qu’il revête comme un manteau la malédiction :   

qu’elle pénètre en lui comme de l’eau,   

comme de l’huile dans ses os ;

Qu’il en soit couvert comme d’un vêtement,   

enserré constamment comme d’une ceinture !

Tel soit de par Dieu le salaire de mes accusateurs,   

de ceux qui me calomnient pour me perdre !

Et toi, Seigneur, mon Dieu,   

agis en ma faveur pour l’honneur de ton Nom ;    

puisque ton amour est si bon délivre-moi !

Pauvre et malheureux que je suis !

J’en ai le cœur meurtri.

Comme l’ombre  s’évanouit, je m’en vais,   

rejeté comme on secoue la vermine.

J’ai tant jeûné que mes jambes flageolent ;    

je suis amaigri, décharné.

Je suis en butte aux insultes de ces gens ;   

ceux qui me voient hochent la tête.

Au secours, Seigneur, mon Dieu !

Sauve-moi, j’en appelle à ton amour.

On reconnaîtra l’action de ta main ;  

on saura que c’est toi, Seigneur, qui agis.

Ces gens peuvent maudire, mais toi, tu béniras :  

honte à mes agresseurs, joie pour ton serviteur !

Qu’ils soient couverts de confusion, ceux qui m’accusent,   

tout enveloppés d’un manteau de honte !

A pleine voix je rendrai grâce au Seigneur ;   

parmi la multitude je veux chanter sa louange ;    

car il se place à la droite du pauvre,    

pour le défendre contre ses juges et lui sauver la vie.

 

Lecture patristique

 

SAINT ATHANASE

 

LE VERBE DANS SA CRÉATION

 

La nature des êtres créés, venant du néant, est passagère, faible, mortelle. Mais le Dieu de l’univers est par nature bon et excellent ; c’est pourquoi il aime les hommes. Un être bon ne saurait porter envie à quiconque. Aussi ne jalouse-t-il personne, mais il veut que tous existent, de façon à pouvoir leur montrer son amour. Il voit que toute la nature créée s’écoule et se dissout ; pour que cela ne soit pas et pour que l’univers ne retourne pas au néant, après avoir donné l’être à la création, il ne l’abandonne pas à cette pente et aux fluctuations de la nature qui l’entraîneraient au néant. Mais dans sa bonté, par son Verbe qui, lui aussi, est Dieu, il gouverne et maintient la création. 

Tout ce qui existe et prend naissance, ne prend naissance et ne subsiste que dans le Verbe et par le Verbe, comme nous l’a dit Jean le Théologien : “Au commencement était le Verbe, et le Verbe était avec Dieu, et le Verbe était Dieu. Par lui tout s’est fait, et sans lui rien ne s’est fait”. Comme un musicien qui vient d’accorder sa lyre rapproche habilement les notes graves des notes aiguës, les notes moyennes avec les autres pour exécuter une seule mélodie, ainsi la Sagesse de Dieu, le Verbe, tenant l’univers comme une lyre, unit les êtres de l’air avec ceux de la terre, et les êtres du ciel avec ceux de l’air. Il adapte l’ensemble avec les parties, et dirige tout par son commandement et sa volonté. Il produit ainsi, dans la beauté et l’harmonie, un seul monde et un seul ordre du monde. Lui-même reste immuable auprès du Père, tandis qu’il meut toutes choses par l’ordonnance qu’il a établie, selon ce que son Père a décidé. Tous les êtres recevant de lui la vie et la subsistance selon leur nature, composent, par son art, une harmonie admirable et vraiment divine. 

Pour faire comprendre une si grande chose, prenons par exemple l’image d’un chœur composé de nombreux chanteurs. Ce chœur comporte des exécutants variés : hommes, enfants, femmes, vieillards et jeunes gens ; sous la direction d’un seul chef, chacun chante selon sa nature et ses possibilités : l’homme avec une voix d’homme, l’enfant avec celle d’un enfant, le vieillard en tant que vieillard, le jeune homme en tant que jeune homme ; mais tous exécutent une seule harmonie. Ou encore, prenons l’exemple de notre âme ; elle met en mouvement nos différents sens selon l’activité de chacun, de sorte qu’elle les meut tous ensemble en présence d’un même objet : l’œil pour voir, l’oreille pour entendre, la main pour toucher, l’odorat pour sentir, le goût pour savourer, et souvent d’autres membres du corps, comme les pieds pour marcher. 

Ainsi, par une seule impulsion, par le commandement du Verbe qui est Dieu, toutes choses sont mises en ordre, chacune agit selon ce qui lui est propre, et toutes ensemble réalisent un ordre unique. Étant en toutes choses le Verbe, et le Roi, et celui qui réunit tous les êtres, il fait tout pour que le Père soit connu et glorifié ; il nous enseigne par ses œuvres que “la grandeur et la beauté des créatures font connaître par analogie leur auteur”. 

 

Contre les païens, 41-44

 

ORAISON

Dieu éternel et tout-puissant, +
tu as appelé le bienheureux évêque Athanase
à devenir un défenseur remarquable
de la divinité de ton Fils ; *

Alors que nous nous réjouissons
de son enseignement et de sa protection,

Accorde-nous, dans ta bienveillance,
de te connaître toujours mieux /

Et de t’aimer davantage.

Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur, +
qui vit et règne avec toi dans l’unité du Saint-Esprit, /
Dieu, pour les siècles des siècles. Amen.

 

Conclusion 

 

Bénissons le Seigneur

Nous rendons grâce à Dieu.

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